Solidarité avec le peuple kurde du Rojava !

Extrait du site du Partit Occitan d’Ollioules :

Dimanche 1er février à Toulon, la communauté kurde de la ville organise une kermesse en soutien au Rojava. Rendez-vous à partir de 10 h au café Mezopotamya (30 place Benjamin Rimbaud).

Nous profitons de cette annonce pour retranscrire ici le discours que Pèire Costa  a tenu au nom du Partit Occitan / Régions et Peuples Solidaires lors du rassemblement organisé le 28 janvier à Toulon :

Chers amis,

Si nous sommes réunis aujourd’hui, c’est parce que, une fois de plus, un peuple est attaqué pour avoir voulu vivre librement. Le peuple kurde du Rojava est aujourd’hui la cible d’une offensive militaire du régime autoritaire de Damas.

Le Rojava, ce n’est pas seulement une région kurde du nord-est syrien. C’est une expérience politique unique au Moyen-Orient : une organisation fondée sur la démocratie locale, le pouvoir des communes, l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, la reconnaissance de toutes les langues, de toutes les cultures, de toutes les croyances.

Nous, ici réunis, savons une chose :

• les peuples n’aspirent pas à l’uniformité, mais à la dignité.
• les territoires ne demandent pas la domination, mais le respect.
• les régions, les minorités, les nations sans État ne sont pas des problèmes à écraser, mais des réalités à reconnaître.

Le combat du Rojava est le combat des régionalistes au sens le plus noble du terme :

• le droit d’un territoire à s’auto-organiser,
• le droit d’un peuple à décider pour lui-même,
• le droit de vivre sa langue, sa culture, son modèle social, sans tutelle ni répression.

C’est aussi un combat universaliste.

Car défendre le Rojava, ce n’est pas défendre « une cause lointaine ». C’est défendre des valeurs qui nous concernent toutes et tous :

• la démocratie contre l’autoritarisme,
• l’émancipation contre la domination,
• la solidarité contre la loi du plus fort.

N’oublions jamais que ce sont les combattantes et les combattants kurdes qui ont payé le prix du sang dans la lutte contre Daech. Ils ont défendu leur terre, mais aussi l’humanité toute entière face à la barbarie.

Les abandonner aujourd’hui, c’est trahir cette dette morale.

Nous disons clairement notre refus de toutes les logiques impériales :
• celle du régime de Damas,
• celle des puissances régionales voisines,
• celle des grandes puissances internationales qui sacrifient les peuples sur l’autel de leurs intérêts diplomatiques ou énergétiques.

Nous exigeons la fin immédiate des offensives militaires. Nous exigeons la protection des populations civiles. Nous exigeons la reconnaissance politique du Rojava et de l’autonomie démocratique kurde dans toute solution durable en Syrie.

Être régionaliste, c’est ne jamais s’habituer à l’injustice. Être régionaliste, c’est refuser l’écrasement des territoires et des peuples. Être régionaliste, c’est comprendre que la liberté n’a pas de frontière.

Aujourd’hui, nous le disons haut et fort : la cause du Rojava est notre cause. La liberté des Kurdes est indissociable de la liberté de tous les peuples.

Solidaritat ambé Rojava !
Solidaritat ambé lo pòble curde !
Visca l’amistat entre totei lei pòbles !

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