Petite vidéo du rassemblement « Pèr que viscon nòsti lengo » organisé à Toulon

Le 29 mai 2021 a eu lieu à Toulon un rassemblement dans le cadre de la mobilisation « Pour que vivent nos langues » destinée à contester la politique linguicide du ministre de l’Éducation nationale et la décision du Conseil constitutionnel de juger anticonstitutionnel l’enseignement par immersion des langues régionales. Pour la vidéo que j’ai réalisée à cette occasion, j’ai choisi de mettre en exergue l’une des chansons interprétées en provençal par les manifestant·es. Il s’agit de « L’estaca », une chanson écrite à l’origine en catalan par Lluís Llach pendant la dictature du général espagnol Francisco Franco, puis devenue un symbole universel de lutte pour la liberté. La chanson est construite à partir d’une métaphore – celle d’un pieu (estaca en catalan) auxquels les êtres humains sont attachés et qu’il s’agit de faire tomber en tirant sur une corde – et à partir du dialogue entre le narrateur et un grand-père. Plusieurs idées sont mises en avant : la nécessité de s’unir pour être plus fort, les efforts et la persévérance que requièrent toute lutte, l’importance de transmettre le flambeau aux jeunes générations. Continuer de lire Petite vidéo du rassemblement « Pèr que viscon nòsti lengo » organisé à Toulon

Publication de l’Union syndicale Solidaires pour les 150 ans de la Commune de Paris

Le n° 16 des cahiers de réflexion « Les utopiques » (publiés aux éditions Syllepse par l’Union syndicale Solidaires) est intitulé « La Commune de Paris / mémoires, horizons ». Il est accompagné d’un CD ayant pour thème « la chanson communarde et ses résonances aujourd’hui ». Continuer de lire Publication de l’Union syndicale Solidaires pour les 150 ans de la Commune de Paris

« Libertat » : un magnifique chant de lutte, véritable cri d’amour pour la liberté

« Libertat » est une chanson révolutionnaire écrite en occitan (dans sa variante provençale et marseillaise). Elle se range clairement dans le camp des « meurt-de-faim », de « ceux qui n’ont pas de chemise », « des sans-pain, des sans-lit, des gueux qui vont sans souliers ». D’après les historiens, elle fait référence à la « Commune de Marseille », mouvement insurrectionnel, socialiste et fédéraliste réprimé dans le sang par un général « versaillais » le 5 avril 1871. Les paroles sont publiées pour la première fois en 1892 dans « La Sartan » (journal marseillais entièrement rédigé en langue d’oc) sous le titre « Cançon de nèrvi » (pour info, le mot nèrvi a trois sens possibles : nerf, vigueur ou voyou). Elles sont dédiées à l’instituteur, écrivain, historien et socialiste proudhonien Pèire Bertas. Le texte est signé J. Clozel, nom qui selon le site « Remenbrança » serait le pseudonyme du poète et critique d’art Joachim Gasquet. Plusieurs dizaines d’années après, le texte publié par « La Sartan » est exhumé par le journaliste, chercheur et écrivain marseillais Claude Barsotti. En 2010, il est mis en musique par Manu Théron de la « Compagnie Lamparo ». En 2012, la chanson, interprétée a capella, figure sur l’album « Marcha ! » du groupe marseillais de polyphonies masculines « Lo Còr de la Plana ». Depuis cette date, elle est reprise régulièrement par différents artistes professionnels ainsi que par de nombreuses chorales militantes. Viva la libertat ! Viva la Comuna de Marselha ! Viva lei revolucions socialas dau monde ! Continuer de lire « Libertat » : un magnifique chant de lutte, véritable cri d’amour pour la liberté

Hommage à Joan Pau Verdier, chanteur occitan et libertaire (1947 – 2020)

Joan-Pau Verdier est mort le 21 juin 2020 à Brive-la-Gaillarde (Corrèze). Militant occitaniste et libertaire, il avait participé en 1969 à la création de la Fédération anarchiste-communiste d’Occitanie. De sa voix profonde et rocailleuse, il chantait en langue d’oc et en français. Continuer de lire Hommage à Joan Pau Verdier, chanteur occitan et libertaire (1947 – 2020)

Hommage à Graeme Allwright

Dimanche 16 février 2020, la protest-song à la française a perdu l’un de ses plus magnifiques auteurs-compositeurs-interprètes : Graeme Allwright ! Comme beaucoup de gens de ma génération, la première chanson de cet artiste franco-néozélandais à m’avoir profondément ému s’intitulait « Petit Garçon » et j’aime aujourd’hui encore écouter ses « clochettes tintinnabuler ». Ensuite, quand j’étais mono, il y eut « Sacrée bouteille » et « Il faut que je m’en aille ». Un peu plus tard, ce sont « Jusqu’à la ceinture », « Petites boites »,  « Qu’as-tu appris à l’école ? » et « Le jour de clarté » qui ont accompagné ma prise de conscience politique contre les guerres et le capitalisme , et mon engagement syndical dans le cadre de la lutte des classes. J’ai beaucoup hésité avant de mettre en exergue la chanson ci-dessous. Pourquoi celle-là plutôt qu’une autre ? Peut-être parce qu’en ces jours de crise sanitaire et de confinement, « il faut mes frères » – aujourd’hui plus que jamais – « préparer le jour de clarté »…. Continuer de lire Hommage à Graeme Allwright

Gastrique offense aux maréchaux assassins

À l’occasion de la célébration prochaine du 11 novembre 1918 (fin de la 1ère guerre mondiale), voici « La médaille », un texte de Renaud Séchan dit ici par Grand Corps Malade. Extrait : Un pigeon est posé / Sur l’épaule galonnée / Du Maréchal de France / Et il a décoré / La statue dressée / D’une gastrique offense. Continuer de lire Gastrique offense aux maréchaux assassins

Échos de mon séjour en Afrique du Sud

De retour d’un voyage en Afrique du Sud, je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager une particularité linguistique et phonétique commune à plusieurs langues parlées dans ce pays (ainsi qu’en Namibie, au Botswana et au Lesotho). Sur le plan sonore, cette particularité fait partie des meilleurs souvenirs de mon séjour. D’autre part, voici quelques photos du rassemblement organisé depuis le 30 novembre 2018 à Pretoria devant le siège du gouvernement (au pied de la statue de Nelson Mandela) afin de défendre les droits du peuple khoïsan. Les membres de ce peuple d’éleveurs et de chasseurs-cueilleurs sont les véritables autochtones du territoire actuel de l’Afrique du Sud (leur présence remonte à plusieurs milliers d’années). Le peuple khoïsan est constitué de deux ethnies : celle des khoï-khoï (appelés aussi « hottentots ») et celle des san (appelés aussi « bushmen »). Il demande à être reconnu comme « première nation » d’Afrique du Sud. Il exige que ses terres ancestrales lui soient rendues et que sa langue soit considérée comme l’une des 1angues nationales du pays (actuellement au nombre de onze). Continuer de lire Échos de mon séjour en Afrique du Sud

Chanson : « Pardon si vous avez mal à l’Espagne » (juillet 1936)

Une chanson dédiée aux militants et militantes de la « Confederación », c’est-à-dire la Confédération nationale du travail, le syndicat espagnol qui à partir du 19 juillet 1936 (suite au putsch du général Franco soutenu par la droite réactionnaire, les industriels, les grands propriétaires terriens et l’Église catholique) fut le fer de lance de la résistance antifasciste et qui expérimenta dans la foulée, pendant plus d’un an, une société fondée sur les principes du communisme libertaire. Continuer de lire Chanson : « Pardon si vous avez mal à l’Espagne » (juillet 1936)

D’hier à aujourd’hui… résistance !

Communiqué de l’association « Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui » publié suite au déplacement d’Emmanuel Macron sur le plateau des Glières (haut lieu de la Résistance pendant la Seconde guerre mondiale) suivi d’un enregistrement du « Chant des partisans » interprété a capella par Catherine Ribeiro. Continuer de lire D’hier à aujourd’hui… résistance !