Projection d’un film sur la Commune de Paris le 22 mai au Pradet

Samedi 22 mai, à l’occasion du 150e anniversaire de la Commune, le groupe toulonnais de l’UCL (Union communiste libertaire) organise la projection du film « La Commune (Paris 1871) » de Peter Watkins. Cette projection aura lieu dans les serres de l’association « Rayons de Sourires », 757 avenue Ganzin au Pradet (cf. le grand portail avec l’arrosoir géant) – Entrée à prix libre Continuer de lire Projection d’un film sur la Commune de Paris le 22 mai au Pradet

Le Génie de la navigation

La statue « Le Génie de la navigation » a été érigée en 1847 à Toulon sur le carré du port. Cette sculpture de bronze réalisée par l’artiste toulonnais Louis-Joseph Daumas est une allégorie de l’exploration maritime. Elle a la particularité d’avoir les fesses dénudées, de faire face à la mer et donc de montrer son postérieur à la ville… ce qui lui vaut le surnom de « Cul-vers-ville », jeu de mot inventé par les toulonnais·es pour se moquer de Jules de Cuverville, commandant en chef – de 1895 à 1897 – de l’escadre de la Méditerranée basée à Toulon. Continuer de lire Le Génie de la navigation

Publication de l’Union syndicale Solidaires pour les 150 ans de la Commune de Paris

Le n° 16 des cahiers de réflexion « Les utopiques » (publiés aux éditions Syllepse par l’Union syndicale Solidaires) est intitulé « La Commune de Paris / mémoires, horizons ». Il est accompagné d’un CD ayant pour thème « la chanson communarde et ses résonances aujourd’hui ». Continuer de lire Publication de l’Union syndicale Solidaires pour les 150 ans de la Commune de Paris

Mémoire sociale : de Radio Martin Bidouré (1979-1986)… à l’insurrection varoise de 1851 !

J’ai découvert récemment qu’une radio libre toulonnaise avait porté le nom de Martin Bidouré, figure emblématique de la résistance varoise au coup d’État de 1851. Ayant moi-même été animateur d’une émission de radio dans les années 1980  (cf. « La Voix sans Maître » sur Radio Campus à Villeneuve d’Ascq dans le Nord), l’histoire de Radio Martin Bidouré ne pouvait que m’intéresser ! Parallèlement, la découverte de RMB m’a permis d’apprendre des choses sur l’histoire du Var (département dans lequel je vis depuis le 7 juillet 2020) et plus précisément sur la résistance varoise au coup d’État de 1851. Continuer de lire Mémoire sociale : de Radio Martin Bidouré (1979-1986)… à l’insurrection varoise de 1851 !

Les origines de la Chandeleur

Jadis, beaucoup de fêtes étaient liées au cycle des saisons. Avec sa forme (ronde) et sa couleur (dorée), la crêpe confectionnée par les paysan·nes au début du mois de février symbolisait le disque solaire, source de lumière. En plein cœur de l’hiver, mais également à un moment où les jours s’allongent de plus en plus vite et où débutent les premières semailles de l’année, cette crêpe (cuisinée avec la farine excédentaire de l’année passée) représentait donc l’espoir en un retour rapide du soleil, gage de fertilité des terres agricoles. On peut faire remonter cette tradition à l’Antiquité. En effet, à cette époque, […] Continuer de lire Les origines de la Chandeleur

Gaspard de Besse, le « Mandrin » ou « Robin-des-Bois » provençal

Gaspard Bouis, dit Gaspard de Besse, est un brigand né à Besse-sur-Issole (Var) le 9 février 1757. Il a vécu et opéré dans les massifs de la Sainte-Baume, des Maures, de l’Étoile, de l’Esterel ainsi que dans les Gorges d’Ollioules et du Destel (à deux pas de chez moi). Ne dépouillant que les nobles et riches marchands de passage, redistribuant aux populations locales les plus pauvres une partie des biens qu’il dérobait et n’ayant jamais tué ni blessé personne, il était aimé du peuple. Arrêté en septembre 1780 dans une auberge à La Valette-du-Var, il est transféré à Aix-en-Provence pour y être jugé. Son procès dure un an. Lors d’une de ses prises de parole, il déclare que « les deux fléaux de la Provence sont le mistral et le Parlement ». Condamné au supplice de la roue, il meurt devant une foule émue le 25 octobre 1781 à l’âge de 24 ans. Continuer de lire Gaspard de Besse, le « Mandrin » ou « Robin-des-Bois » provençal

Mémoire sociale : l’ancienne bourse du travail, rue Pelloutier à Toulon

En flânant dans les ruelles du vieux Toulon, on tombe inévitablement sur le bâtiment qui a hébergé l’ancienne bourse du travail. À propos de l’une des plaques apposées sur le bâtiment (celle indiquant le nom de la rue), il y a une petite erreur. En effet, Pelloutier se prénommait Fernand… et non Ferdinand ! Quoiqu’il en soit, cette rue ne porte pas le nom de Pelloutier par hasard car ce militant syndicaliste révolutionnaire, né en 1867 et mort en 1901, est une des grandes figures du mouvement ouvrier au XIXe siècle. Continuer de lire Mémoire sociale : l’ancienne bourse du travail, rue Pelloutier à Toulon

« Libertat » : un magnifique chant de lutte, véritable cri d’amour pour la liberté

« Libertat » est une chanson révolutionnaire écrite en occitan (dans sa variante provençale et marseillaise). Elle se range clairement dans le camp des « meurt-de-faim », de « ceux qui n’ont pas de chemise », « des sans-pain, des sans-lit, des gueux qui vont sans souliers ». D’après les historiens, elle fait référence à la « Commune de Marseille », mouvement insurrectionnel, socialiste et fédéraliste réprimé dans le sang par un général « versaillais » le 5 avril 1871. Les paroles sont publiées pour la première fois en 1892 dans « La Sartan » (journal marseillais entièrement rédigé en langue d’oc) sous le titre « Cançon de nèrvi » (pour info, le mot nèrvi a trois sens possibles : nerf, vigueur ou voyou). Elles sont dédiées à l’instituteur, écrivain, historien et socialiste proudhonien Pèire Bertas. Le texte est signé J. Clozel, nom qui selon le site « Remenbrança » serait le pseudonyme du poète et critique d’art Joachim Gasquet. Plusieurs dizaines d’années après, le texte publié par « La Sartan » est exhumé par le journaliste, chercheur et écrivain marseillais Claude Barsotti. En 2010, il est mis en musique par Manu Théron de la « Compagnie Lamparo ». En 2012, la chanson, interprétée a capella, figure sur l’album « Marcha ! » du groupe marseillais de polyphonies masculines « Lo Còr de la Plana ». Depuis cette date, elle est reprise régulièrement par différents artistes professionnels ainsi que par de nombreuses chorales militantes. Viva la libertat ! Viva la Comuna de Marselha ! Viva lei revolucions socialas dau monde ! Continuer de lire « Libertat » : un magnifique chant de lutte, véritable cri d’amour pour la liberté

Martha Desrumaux : de Comines à Évenos au service de la classe ouvrière

Le 7 juillet 2020, à l’occasion de mon départ à la retraite, j’ai déménagé de Hem (département du Nord) à Ollioules (département du Var). Quelques jours après, Alain – l’un de mes nouveaux et sympathiques voisins, par ailleurs membre de l’Institut d’histoire sociale (IHS) de la CGT 83 – m’a appris que j’habitais désormais à 5 km d‘Évenos, le village dans lequel la militante nordiste Martha Desrumaux a vécu les 10 dernières années de sa vie. Même si je ne partage pas l’engagement partidaire de cette figure du mouvement ouvrier (car, en tant que syndicaliste révolutionnaire et communiste libertaire, j’ai toujours été très critique vis-à-vis du PCF), j’admire les combats syndicaux, féministes et antifascistes qui ont été les siens. D’où cette publication ! Continuer de lire Martha Desrumaux : de Comines à Évenos au service de la classe ouvrière

Gastrique offense aux maréchaux assassins

À l’occasion de la célébration prochaine du 11 novembre 1918 (fin de la 1ère guerre mondiale), voici « La médaille », un texte de Renaud Séchan dit ici par Grand Corps Malade. Extrait : Un pigeon est posé / Sur l’épaule galonnée / Du Maréchal de France / Et il a décoré / La statue dressée / D’une gastrique offense. Continuer de lire Gastrique offense aux maréchaux assassins

Chanson : « Pardon si vous avez mal à l’Espagne » (juillet 1936)

Une chanson dédiée aux militants et militantes de la « Confederación », c’est-à-dire la Confédération nationale du travail, le syndicat espagnol qui à partir du 19 juillet 1936 (suite au putsch du général Franco soutenu par la droite réactionnaire, les industriels, les grands propriétaires terriens et l’Église catholique) fut le fer de lance de la résistance antifasciste et qui expérimenta dans la foulée, pendant plus d’un an, une société fondée sur les principes du communisme libertaire. Continuer de lire Chanson : « Pardon si vous avez mal à l’Espagne » (juillet 1936)

Présentation de la Maison du Peuple « La Fraternelle » (Saint-Claude)

Il y a quelque temps, je me suis rendu à Saint-Claude dans le département du Jura. J’y ai visité la Maison du Peuple « La Fraternelle » située dans le centre-ville (12 rue de la Poyat). Cela m’a permis de comparer cette coopérative ouvrière, son histoire et ce qu’elle est devenue avec deux autres lieux du même type : le « Vooruit » de Gand et la « Coopérative de l’Union » à Lille. Concernant La Fraternelle, vous trouverez dans cet article de larges extraits du texte de présentation figurant sur son site site internet. Continuer de lire Présentation de la Maison du Peuple « La Fraternelle » (Saint-Claude)

Belgique : à la découverte du patrimoine ouvrier de Gand

Fin mai, je me suis rendu à Gand (Gent), chef-lieu de la province belge de Flandre-Orientale. J’y ai découvert deux bâtiments emblématiques du mouvement ouvrier du début du XXe siècle : le Feestlokaal Vooruit (qu’on peut traduire par Palais des fêtes En avant) et la Ons Huis (qu’on peut traduire par Maison du Peuple). Ces deux édifices, parfaitement conservés, ont une grande valeur architecturale et symbolique. Continuer de lire Belgique : à la découverte du patrimoine ouvrier de Gand