« Grève générale ! » : retour sur l’ancienne image d’entête de ce site

En juin 2017, lorsque j’ai créé mon site, c’est sans hésitation que j’ai choisi le dessin ci-dessus comme image d’entête. C’était une référence aux grèves générales (c’est à dire nationales, interprofessionnelles et intercatégorielles) auxquelles j’ai participé de 1982 à 2020 en tant que salarié syndiqué à la CNT puis à SUD. Plus précisément, c’était une référence aux valeurs que ces grèves véhiculaient (unité d’action à la base, combativité, anticapitalisme, démocratie directe via des AG de grévistes, solidarité interprofessionnelle et intergénérationnelle). Je pense notamment aux mouvements reconductibles de […] Continuer de lire « Grève générale ! » : retour sur l’ancienne image d’entête de ce site

Le 12 juin à la Seyne-sur-Mer à l’occasion du 150e anniversaire de la Commune de Paris

À l’occasion du 150e anniversaire de la Commune de Paris (18 mars – 28 mai 1871), la Libre pensée, le Nouveau parti anticapitaliste et l’Union communiste libertaire du Var appellent à un rassemblement le samedi 12 juin à 14h, place de la Commune de Paris à LA SEYNE-SUR-MER (à l’angle du 36 avenue de la Commune de Paris et du 75 rue Gustave Courbet). Extrait du communiqué des organisateurs/trices : « Il ne s’agit pas simplement pour nous de commémorer la première tentative de révolution prolétarienne de l’histoire écrasée dans le sang, mais bien de souligner ce qui fait aujourd’hui l’actualité de la Commune ». Continuer de lire Le 12 juin à la Seyne-sur-Mer à l’occasion du 150e anniversaire de la Commune de Paris

Projection d’un film sur la Commune de Paris le 22 mai au Pradet

Samedi 22 mai, à l’occasion du 150e anniversaire de la Commune, le groupe toulonnais de l’UCL (Union communiste libertaire) organise la projection du film « La Commune (Paris 1871) » de Peter Watkins. Cette projection aura lieu dans les serres de l’association « Rayons de Sourires », 757 avenue Ganzin au Pradet (cf. le grand portail avec l’arrosoir géant) – Entrée à prix libre Continuer de lire Projection d’un film sur la Commune de Paris le 22 mai au Pradet

Publication de l’Union syndicale Solidaires pour les 150 ans de la Commune de Paris

Le n° 16 des cahiers de réflexion « Les utopiques » (publiés aux éditions Syllepse par l’Union syndicale Solidaires) est intitulé « La Commune de Paris / mémoires, horizons ». Il est accompagné d’un CD ayant pour thème « la chanson communarde et ses résonances aujourd’hui ». Continuer de lire Publication de l’Union syndicale Solidaires pour les 150 ans de la Commune de Paris

Mémoire sociale : de Radio Martin Bidouré (1979-1986)… à l’insurrection varoise de 1851 !

J’ai découvert récemment qu’une radio libre toulonnaise avait porté le nom de Martin Bidouré, figure emblématique de la résistance varoise au coup d’État de 1851. Ayant moi-même été animateur d’une émission de radio dans les années 1980  (cf. « La Voix sans Maître » sur Radio Campus à Villeneuve d’Ascq dans le Nord), l’histoire de Radio Martin Bidouré ne pouvait que m’intéresser ! Parallèlement, la découverte de RMB m’a permis d’apprendre des choses sur l’histoire du Var (département dans lequel je vis depuis le 7 juillet 2020) et plus précisément sur la résistance varoise au coup d’État de 1851. Continuer de lire Mémoire sociale : de Radio Martin Bidouré (1979-1986)… à l’insurrection varoise de 1851 !

Gaspard de Besse, le « Mandrin » ou « Robin-des-Bois » provençal

Gaspard Bouis, dit Gaspard de Besse, est un brigand né à Besse-sur-Issole (Var) le 9 février 1757. Il a vécu et opéré dans les massifs de la Sainte-Baume, des Maures, de l’Étoile, de l’Esterel ainsi que dans les Gorges d’Ollioules et du Destel (à deux pas de chez moi). Ne dépouillant que les nobles et riches marchands de passage, redistribuant aux populations locales les plus pauvres une partie des biens qu’il dérobait et n’ayant jamais tué ni blessé personne, il était aimé du peuple. Arrêté en septembre 1780 dans une auberge à La Valette-du-Var, il est transféré à Aix-en-Provence pour y être jugé. Son procès dure un an. Lors d’une de ses prises de parole, il déclare que « les deux fléaux de la Provence sont le mistral et le Parlement ». Condamné au supplice de la roue, il meurt devant une foule émue le 25 octobre 1781 à l’âge de 24 ans. Continuer de lire Gaspard de Besse, le « Mandrin » ou « Robin-des-Bois » provençal

Mémoire sociale : l’ancienne bourse du travail, rue Pelloutier à Toulon

En flânant dans les ruelles du vieux Toulon, on tombe inévitablement sur le bâtiment qui a hébergé l’ancienne bourse du travail. À propos de l’une des plaques apposées sur le bâtiment (celle indiquant le nom de la rue), il y a une petite erreur. En effet, Pelloutier se prénommait Fernand… et non Ferdinand ! Quoiqu’il en soit, cette rue ne porte pas le nom de Pelloutier par hasard car ce militant syndicaliste révolutionnaire, né en 1867 et mort en 1901, est une des grandes figures du mouvement ouvrier au XIXe siècle. Continuer de lire Mémoire sociale : l’ancienne bourse du travail, rue Pelloutier à Toulon

Mémoire sociale : « Ch’Brrr… » (1998 – 2012), un bulletin pour le réchauffement des luttes sociales dans le Nord Pas-de-Calais

En septembre 1998, dans un n° 0 gratuit de quatre pages, la CNT 59/62 annonçait le lancement d’un journal d’info, de réflexion et de combat syndical surnommé « Le B.R. (Ch’Brrr…), bulletin régional pour un réchauffement des luttes sociales ! ». De janvier 1999 à décembre 2003, ce magazine est publié tous les trimestres (soit seize numéros en cinq ans). Les années suivantes, la parution devient irrégulière : un numéro en 2004, un en 2005, deux en 2006, un en 2007, deux en 2008, un en 2009, un en 2010, aucun en 2011 et un (le dernier) en 2012. Avec une pagination moyenne de 24 pages, les trente numéros de « Ch’Brrr… » sont un reflet intéressant des activités et réflexions menées par la CNT Nord Pas-de-Calais durant la période concernée. Au menu : comptes rendus de luttes (syndicales, écologiques, antifascistes, féministes, antiracistes…), droits des salarié·es et des travailleurs·ses privé·es d’emploi, présentation de conférences et de projections débats, appels à la mobilisation, fiches de lecture, mémoire sociale, pédagogies émancipatrices, cultures alternatives, billets d’humeur, antimilitarisme, internationalisme, droit au logement, portraits de militant·es (et de patrons !), etc. Personnellement, j’ai participé activement à la rédaction, au maquettage, à l’impression, à l’expédition et à l’administration de ce bulletin… et j’en garde un excellent souvenir (même si en 1987 j’ai quitté la CNT pour rejoindre SUD éducation et l’Union syndicale Solidaires) ! Continuer de lire Mémoire sociale : « Ch’Brrr… » (1998 – 2012), un bulletin pour le réchauffement des luttes sociales dans le Nord Pas-de-Calais

Parution du n° 1 de « Fragments », revue de littérature prolétarienne

À l’occasion de la parution de son premier numéro, la revue Fragments – réalisée par le Cercle culturel de littérature ouvrière, paysanne et sociale – rend hommage à Michel Ragon (1924-2020), écrivain, critique d’art, libertaire, historien de l’architecture et de la littérature prolétarienne. Continuer de lire Parution du n° 1 de « Fragments », revue de littérature prolétarienne

« Libertat » : un magnifique chant de lutte, véritable cri d’amour pour la liberté

« Libertat » est une chanson révolutionnaire écrite en occitan (dans sa variante provençale et marseillaise). Elle se range clairement dans le camp des « meurt-de-faim », de « ceux qui n’ont pas de chemise », « des sans-pain, des sans-lit, des gueux qui vont sans souliers ». D’après les historiens, elle fait référence à la « Commune de Marseille », mouvement insurrectionnel, socialiste et fédéraliste réprimé dans le sang par un général « versaillais » le 5 avril 1871. Les paroles sont publiées pour la première fois en 1892 dans « La Sartan » (journal marseillais entièrement rédigé en langue d’oc) sous le titre « Cançon de nèrvi » (pour info, le mot nèrvi a trois sens possibles : nerf, vigueur ou voyou). Elles sont dédiées à l’instituteur, écrivain, historien et socialiste proudhonien Pèire Bertas. Le texte est signé J. Clozel, nom qui selon le site « Remenbrança » serait le pseudonyme du poète et critique d’art Joachim Gasquet. Plusieurs dizaines d’années après, le texte publié par « La Sartan » est exhumé par le journaliste, chercheur et écrivain marseillais Claude Barsotti. En 2010, il est mis en musique par Manu Théron de la « Compagnie Lamparo ». En 2012, la chanson, interprétée a capella, figure sur l’album « Marcha ! » du groupe marseillais de polyphonies masculines « Lo Còr de la Plana ». Depuis cette date, elle est reprise régulièrement par différents artistes professionnels ainsi que par de nombreuses chorales militantes. Viva la libertat ! Viva la Comuna de Marselha ! Viva lei revolucions socialas dau monde ! Continuer de lire « Libertat » : un magnifique chant de lutte, véritable cri d’amour pour la liberté

Martha Desrumaux : de Comines à Évenos au service de la classe ouvrière

Le 7 juillet 2020, à l’occasion de mon départ à la retraite, j’ai déménagé de Hem (département du Nord) à Ollioules (département du Var). Quelques jours après, Alain – l’un de mes nouveaux et sympathiques voisins, par ailleurs membre de l’Institut d’histoire sociale (IHS) de la CGT 83 – m’a appris que j’habitais désormais à 5 km d‘Évenos, le village dans lequel la militante nordiste Martha Desrumaux a vécu les 10 dernières années de sa vie. Même si je ne partage pas l’engagement partidaire de cette figure du mouvement ouvrier (car, en tant que syndicaliste révolutionnaire et communiste libertaire, j’ai toujours été très critique vis-à-vis du PCF), j’admire les combats syndicaux, féministes et antifascistes qui ont été les siens. D’où cette publication ! Continuer de lire Martha Desrumaux : de Comines à Évenos au service de la classe ouvrière

Cap au sud !

Après 59 ans passés dans le département du Nord, me voici en Provence entre Marseille et Toulon, sur le tracé du GR 51, à deux pas d’un oppidum celto-ligure, à quelques encablures des îles d’or et à 32 km de l’Éden-Théâtre (plus vieille salle de cinéma en activité dans le monde) ! La Provence, une région que j’ai découverte quand j’étais minot en lisant « Les lettres de mon moulin » et dont j’ai appris au fil du temps à découvrir les multiples facettes, de Cézanne à Guédiguian en passant par Jean-Claude Izzo et la lutte des travailleurs/euses de Fralib, aujourd’hui Scop-Ti (pour ne citer que ces quelques exemples). Continuer de lire Cap au sud !