Mon itinéraire militant

maman Eric papa et Nanou en 1966
Moi en 1966 entouré de mes parents, deux « belles » personnes dont les idées progressistes, la fibre écologique et le profond humanisme ont baigné mon enfance
Eric et pépère Charles
Moi, en 1966, avec pèpère Charles, mon grand-père paternel, amateur de pêche à la ligne (d’où la photo) et ancien militant de l’Union anarchiste (UA), sans le souvenir duquel je n’aurai probablement pas suivi la même voie
mémère Ferdinande en 1986
Mémère Ferdinande qui a su me transmettre l’histoire du groupe libertaire d’Onnaing dans lequel mon grand-père paternel a milité de 1920 à 1940

J’ai commencé à militer en 1977 en tant qu’adhérent isolé à la FA puis en participant à la création d’un groupe communiste libertaire à Valenciennes. Non syndiqué à l’époque, mais proche par tradition familiale du courant anarcho-syndicaliste, j’ai soutenu activement la lutte des sidérurgistes d’Usinor-Denain. Pour en savoir plus sur cette période, lire le texte que j’ai publié quelques années plus tard dans une brochure intitulée « Le hasard et la nécessité » (compilation de différents témoignages ayant pour thème les débuts de l’engagement militant).

La première fois que je me suis syndiqué, c’est en 1980 lorsque je suis arrivé à Lille pour faire une formation à l’IUT Carrières sociales. Le syndicat CNT santé-social-éducation auquel j’ai adhéré existait depuis 1979 mais ne regroupait qu’une quinzaine de personnes. Un autre syndicat CNT existait aussi à Lille mais ses adhérents étaient encore moins nombreux.

extrait d'un courrier envoyé à ma grand-mère paternelle
Extrait d’un courrier qu’un camarade de mon grand-père paternel a envoyé en 1982 à ma grand-mère

En 1983, faute de militants actifs, ces deux syndicats CNT se sont mis en sommeil et je suis resté non syndiqué jusqu’en 1988, à l’exception – lorsque je suis devenu instituteur – d’une expérience de quelques semaines au sein du SGEN-CFDT et d’une autre d’environ un an au sein de L’École émancipée, une tendance syndicaliste révolutionnaire présente à l’intérieur de la FEN (organisation dont sont issues l’UNSA éducation et les syndicats éducation de la FSU).

eric-en-1989-devant-ccl-de-lille-fivesEn 1987, j’ai participé à la création du centre culturel « Benoît Broutchoux » (implanté alors à Lille-Fives dans une annexe de mon ancien domicile) et j’ai contribué à la vie de cette association jusqu’à mon déménagement à Hem en 1998 (cette date correspondant aussi à l’abandon de tout engagement militant autre que syndical).

eric-megaphone-1992En 1989, à l’issue d’une grève reconductible menée contre un projet de réforme dans l’éducation, j’ai participé à un groupe de réflexion sur la création éventuelle d’un syndicat alternatif de l’éducation dans le département du Nord. S’inscrivant dans une démarche interprofessionnelle, ce groupe de réflexion a d’abord pris des contacts avec des syndicats autonomes et de combat comme le syndicat de lutte des travailleurs (SLT) d’Usinor-Dunkerque et le syndicat autogestionnaire des travailleurs (SAT) du centre de tri postal de Lyon, cela pour savoir si une unification de ces syndicats autonomes et de combat était envisageable à court ou moyen terme. Puis d’autres pistes ont été creusées, notamment celle d’une adhésion à la CNT ou celle de la création d’un syndicat SUD éducation (pour info, à cette époque, SUD n’existait que dans le secteur des PTT). Les avantages et inconvénients de ces deux possibilités ont été listés et, finalement, le choix de relancer la CNT à Lille a été fait, tout d’abord dans l’éducation, puis dans le secteur santé-social, puis quelques années plus tard (en 1994 et 1995) dans d’autres secteurs professionnels. Pour un éclairage plus complet sur cette période, lire le texte de réflexion en vue de la création d’un syndicat SUD ou CNT dans l’éducation écrit et diffusé à Lille en 1989 par des membres de la coordination des personnels de l’éducation contre le plan Jospin ainsi que l’entretien que j’ai accordé en 2008 à Grégory Chambat et que les éditions CNT-RP ont publié dans un livre intitulé « École, une révolution nécessaire / Entretiens avec des militants CNT de la Fédération des Travailleurs de l’Education ».

En 2017, après 40 ans de militantisme (dont 36 à la CNT), j’ai décidé de rejoindre SUD éducation, une organisation membre de l’union syndicale Solidaires dont j’apprécie depuis longtemps les orientations anti-hiérarchiques et avec laquelle j’ai souvent pratiqué l’unité d’action dans le cadre des luttes. Cette décision s’est imposée à moi du fait, principalement, de la quasi inactivité depuis plusieurs années du syndicat CNT éducation 59/62. À la fin du mois de mai, j’ai démissionné avec beaucoup de tristesse du mandat confédéral que j’avais au sein du secteur vidéo CNT et de son site Caméra au poing. Quelques jours plus tard, j’ai rendu les clés de la Maison des syndicats CNT de Lille, remis  les différents mandats que j’avais au sein de l’union régionale interprofessionnelle (gestion du site internet, des listes de diffusion, de la page facebook, etc.) et souhaité bonne continuation à mes camarades cénétistes (avec lesquel.les je garde d’excellentes relations). Enfin, le 1er juin, SUD éducation 59/62 ayant décidé de se départementaliser, j’ai participé au congrès fondateur de la branche nordiste de ce syndicat.

logo de SUD éducation Nord
www.sudeduc59.lautre.net
PS : origine de mon nom de famille et arbre généalogique

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