Anti-sexisme et nom de famille

Tout d’abord, rappelons qu’en termes d’état civil, il n’y a pas davantage de « nom de jeune fille » que de « nom de jeune homme ». La seule formule appropriée est « nom de naissance » ! C’est d’ailleurs la terminologie officielle adoptée depuis quelques années par l’administration publique. Idem en ce qui concerne le mot « mademoiselle » car, si vous êtes une femme, cela ne regarde personne de savoir si vous êtes célibataire, divorcée ou veuve (pour ne citer que ces quelques exemples) !

D’autre part, la loi du 23 décembre 1985 et la circulaire d’application du 26 juin 1986 stipulent que le mariage ne change en aucun cas le nom de naissance de l’épouse. La substitution qu’opèrent certaines femmes n’est qu’un usage. Obligation est donc faite à toute administration publique de désigner les citoyennes sous leur nom de naissance, c’est-à-dire le nom qui leur a été transmis à la naissance par leurs parents. De même, une société commerciale (une banque par exemple) ne peut pas désigner une femme mariée sous le nom de son époux si elle ne le souhaite pas.

Enfin, la loi du 4 mars 2002 permet de donner à un enfant le nom de famille de l’un de ses deux parents (quel que soit son genre) ou une combinaison des deux noms.

PS : Je profite de cet article pour signaler que samedi 21 février à 20 h 30, l’espace artistique « Un Monde à Nous » (n° 1460, DN8, impasse de Campouri à Ollioules) accueille la compagnie Anagram Théâtre pour une pièce autour des luttes féministes. Réservation au 06 14 25 33 68

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