La démission de Michèle Rubirola ou « L’hiver marseillais »

Éditorial publié le 21 décembre 2020 sur le site de « Pour une écologie populaire et sociale » (PEPS) : « […] Disons tout de suite que nous apprécions Michèle Rubirola, son parcours, le type d’écologie qu’elle représente, son caractère chaleureux et fraternel. Sa démission nous semble le produit d’un système municipal arrivé à bout de souffle, conjugué à une culture locale partidaire pourrie. Trois raisons à ce crash politique dont Michèle a été la victime… » Continuer de lire La démission de Michèle Rubirola ou « L’hiver marseillais »

« Libertat » : un magnifique chant de lutte, véritable cri d’amour pour la liberté

« Libertat » est une chanson révolutionnaire écrite en occitan (dans sa variante provençale et marseillaise). Elle se range clairement dans le camp des « meurt-de-faim », de « ceux qui n’ont pas de chemise », « des sans-pain, des sans-lit, des gueux qui vont sans souliers ». D’après les historiens, elle fait référence à la « Commune de Marseille », mouvement insurrectionnel, socialiste et fédéraliste réprimé dans le sang par un général « versaillais » le 5 avril 1871. Les paroles sont publiées pour la première fois en 1892 dans « La Sartan » (journal marseillais entièrement rédigé en langue d’oc) sous le titre « Cançon de nèrvi » (pour info, le mot nèrvi a trois sens possibles : nerf, vigueur ou voyou). Elles sont dédiées à l’instituteur, écrivain, historien et socialiste proudhonien Pèire Bertas. Le texte est signé J. Clozel, nom qui selon le site « Remenbrança » serait le pseudonyme du poète et critique d’art Joachim Gasquet. Plusieurs dizaines d’années après, le texte publié par « La Sartan » est exhumé par le journaliste, chercheur et écrivain marseillais Claude Barsotti. En 2010, il est mis en musique par Manu Théron de la « Compagnie Lamparo ». En 2012, la chanson, interprétée a capella, figure sur l’album « Marcha ! » du groupe marseillais de polyphonies masculines « Lo Còr de la Plana ». Depuis cette date, elle est reprise régulièrement par différents artistes professionnels ainsi que par de nombreuses chorales militantes. Viva la libertat ! Viva la Comuna de Marselha ! Viva lei revolucions socialas dau monde ! Continuer de lire « Libertat » : un magnifique chant de lutte, véritable cri d’amour pour la liberté

Cap au sud !

Après 59 ans passés dans le département du Nord, me voici en Provence entre Marseille et Toulon, sur le tracé du GR 51, à deux pas d’un oppidum celto-ligure, à quelques encablures des îles d’or et à 32 km de l’Éden-Théâtre (plus vieille salle de cinéma en activité dans le monde) ! La Provence, une région que j’ai découverte quand j’étais minot en lisant « Les lettres de mon moulin » et dont j’ai appris au fil du temps à découvrir les multiples facettes, de Cézanne à Guédiguian en passant par Jean-Claude Izzo et la lutte des travailleurs/euses de Fralib, aujourd’hui Scop-Ti (pour ne citer que ces quelques exemples). Continuer de lire Cap au sud !