« Flour de Camin » : une belle initiative à découvrir et soutenir à Carnoules (83)

Situé 2 cours Victor Hugo à Carnoules dans le département du Var, « Flour de Camin » (fleur de chemin) est un magasin où les producteurs/trices et artisan·es « d’aquí » (d’ici) peuvent vendre leurs produits en direct. C’est aussi un café associatif et une « librariothèque » de terroir où l’on peut s’initier à la langue provençale. Continuer de lire « Flour de Camin » : une belle initiative à découvrir et soutenir à Carnoules (83)

Chichi et Banane : poésie populaire de la Ciotat et d’ailleurs

La « littérature de ficelle » de Chichi et Babane (qui assureront la première partie du concert de Massilia Sound System le 18 novembre à Marseille) est une référence à la « littérature de cordel » qui, au Brésil, désigne, un mode d’auto-édition et de de diffusion des poésies populaires. Continuer de lire Chichi et Banane : poésie populaire de la Ciotat et d’ailleurs

« Histoire(s) de se rencontrer » du 12 au 16 octobre au Mas-d’Azil : un festival engagé !

Le festival « Histoire(s) de se rencontrer ! » se déroulera sous le parrainage d’Edgar Morin du 12 au 16 oct. 2022 au Mas d’Azil en Ariège (09). Artistes, conférenciers/cières et spectateurs/trices questionneront la transmission et la narration de l’Histoire par différents biais (théâtre, danse, slam, conférences, échanges, musique, chorale, exposition, installation artistique, livres et cinéma) et à travers différents thèmes (l’univers concentrationnaire, la traite négrière, le colonialisme, le travail forcé, le génocide des Tutsi, le sexisme, les racismes, les migrations, l’écocide…). Continuer de lire « Histoire(s) de se rencontrer » du 12 au 16 octobre au Mas-d’Azil : un festival engagé !

« Fête de l’eau et de la biodiversité » le dimanche 11 septembre à Correns (83)

Le Collectif anti-carrière de Mazaugues a le plaisir de vous convier à la « Fête de l’eau et de la biodiversité » qu’il organise le dimanche 11 septembre 2022 à Correns. Des conférences, des ateliers et des expositions animeront cette journée festive pour sensibiliser aux problématiques liées à la préservation de l’eau et de la biodiversité avec l’exemple de la carrière de Mazaugues. Elle se terminera en apothéose avec un bal populaire animé par le chanteur HK. Continuer de lire « Fête de l’eau et de la biodiversité » le dimanche 11 septembre à Correns (83)

Quand le vent du large chante l’égalité

En 2012 à La Seyne-sur-Mer, le groupe Largada (vent du large) a sorti un disque intitulé « De saga e de susor » (de légende et de sueur). Ce CD de chants occitans (créations et collectages) a pour thème le rapport au travail. Comme l’écrit la revue Aquò d’Aquí, le thème central du disque est « souvent traité au passé » ; quoi de plus logique pour une cité qui souffre de la fermeture de ses chantiers navals et dont les vignes ont été remplacés par des villas ! Parmi les chants présents sur le CD, il y en a un que je connais depuis quelques années et dont j’apprécie les paroles et la mélodie. Il s’agit de « Egalitat », un texte écrit et mis en musique par G. Beltrame à la fin des années 1970. Continuer de lire Quand le vent du large chante l’égalité

Boris et Natacha 

« Boris et Natacha » est une chanson française enfantine de Jean Naty-Boyer que j’ai apprise lorsque j’étais au CM2 et qui, deux ans plus tard au collège (parallèlement à mon engouement pour le roman « Michel Strogoff » de Jules Verne), m’a donné envie de choisir le russe comme deuxième langue vivante, langue dont j’ai poursuivi l’apprentissage jusqu’au Bac. Extrait : « Dans la forêt blanche d’Ukraine / Glisse une blanche troïka / Dans le silence elle promène / Petit Boris et Natacha / Raconte-nous, petite mère / Ce qu’ils ont vu sur le chemin / Raconte-nous, petite mère / Jusqu’à demain ». Même si cette chanson n’a aucun lien avec la guerre, je la dédie quand même à tous les enfants d’Ukraine, de Russie et d’ailleurs, victimes de l’impérialisme et du colonialisme ! Continuer de lire Boris et Natacha 

Georges Brassens : « une philosophie de vie teintée d’humanisme et de révolte »

Cette année, et particulièrement ce mois d’octobre, a marqué le centenaire de la naissance de Georges Brassens. Comme beaucoup d’entre vous je suppose, cet artiste m’a profondément marqué (et ce, dès mon enfance). Ne pas l’évoquer ici était donc impossible ; d’où ce petit article ! Mais quelle chanson choisir pour illustrer ma publication ? « Le gorille » ? (que je sifflotais à la fin des années 1970 lorsque que je collais à Valenciennes des affiches de la FA contre la peine de mort). « La non-demande en mariage » ? (au son de laquelle je me suis marié 😉 en 1996 à Lille grâce à la perspicacité d’une adjointe au maire, Véronique David, qui connaissait les convictions profondes de ma compagne, Véronique Marchand, et de moi-même concernant l’institution du mariage). De « La mauvaise réputation » à « Stances à un cambrioleur » en passant par « Le Blason »… la liste des chansons que j’adore est longue. Finalement, j’ai choisi « La complainte des filles de joie » car l’utilisation par certaines personnes (y-compris dans les milieux militants) de l’expression « fils de pute » pour insulter leurs ennemis m’a toujours énervé. Comme le chante Brassens : « Il s’en fallait de peu, mon cher, que cette putain ne fût ta mère » ! Continuer de lire Georges Brassens : « une philosophie de vie teintée d’humanisme et de révolte »

« Libertat » : un magnifique chant de lutte, véritable cri d’amour pour la liberté

« Libertat » est une chanson révolutionnaire écrite en occitan (dans sa variante provençale et marseillaise). Elle se range clairement dans le camp des « meurt-de-faim », de « ceux qui n’ont pas de chemise », « des sans-pain, des sans-lit, des gueux qui vont sans souliers ». D’après les historiens, elle fait référence à la « Commune de Marseille », mouvement insurrectionnel, socialiste et fédéraliste réprimé dans le sang par un général « versaillais » le 5 avril 1871. Les paroles sont publiées pour la première fois en 1892 dans « La Sartan » (journal marseillais entièrement rédigé en langue d’oc) sous le titre « Cançon de nèrvi » (pour info, le mot nèrvi a trois sens possibles : nerf, vigueur ou voyou). Elles sont dédiées à l’instituteur, écrivain, historien et socialiste proudhonien Pèire Bertas. Le texte est signé J. Clozel, nom qui selon le site « Remenbrança » serait le pseudonyme du poète et critique d’art Joachim Gasquet. Plusieurs dizaines d’années après, le texte publié par « La Sartan » est exhumé par le journaliste, chercheur et écrivain marseillais Claude Barsotti. En 2010, il est mis en musique par Manu Théron de la « Compagnie du Lamparo ». En 2012, la chanson, interprétée a capella, figure sur l’album « Marcha ! » du groupe marseillais de polyphonies masculines « Lo Còr de la Plana ». Depuis cette date, elle est reprise régulièrement par différents artistes professionnels ainsi que par de nombreuses chorales militantes. Viva la libertat ! Viva la Comuna de Marselha ! Viva lei revolucions socialas dau monde ! Continuer de lire « Libertat » : un magnifique chant de lutte, véritable cri d’amour pour la liberté

Hommage à Joan Pau Verdier, chanteur occitan et libertaire (1947 – 2020)

Joan-Pau Verdier est mort le 21 juin 2020 à Brive-la-Gaillarde (Corrèze). Militant occitaniste et libertaire, il avait participé en 1969 à la création de la Fédération anarchiste-communiste d’Occitanie. De sa voix profonde et rocailleuse, il chantait en langue d’oc et en français. Continuer de lire Hommage à Joan Pau Verdier, chanteur occitan et libertaire (1947 – 2020)

Hommage à Graeme Allwright

Dimanche 16 février 2020, la protest-song à la française a perdu l’un de ses plus magnifiques auteurs-compositeurs-interprètes : Graeme Allwright ! Comme beaucoup de gens de ma génération, la première chanson de cet artiste franco-néozélandais à m’avoir profondément ému s’intitulait « Petit Garçon » et j’aime aujourd’hui encore écouter ses « clochettes tintinnabuler ». Ensuite, quand j’étais mono, il y eut « Sacrée bouteille » et « Il faut que je m’en aille ». Un peu plus tard, ce sont « Jusqu’à la ceinture », « Petites boites »,  « Qu’as-tu appris à l’école ? » et « Le jour de clarté » qui ont accompagné ma prise de conscience politique contre les guerres et le capitalisme , et mon engagement syndical dans le cadre de la lutte des classes. J’ai beaucoup hésité avant de mettre en exergue la chanson ci-dessous. Pourquoi celle-là plutôt qu’une autre ? Peut-être parce qu’en ces jours de crise sanitaire et de confinement, « il faut mes frères » – aujourd’hui plus que jamais – « préparer le jour de clarté »…. Continuer de lire Hommage à Graeme Allwright

Chanson : « Pardon si vous avez mal à l’Espagne » (juillet 1936)

Une chanson dédiée aux militants et militantes de la « Confederación », c’est-à-dire la Confédération nationale du travail, le syndicat espagnol qui à partir du 19 juillet 1936 (suite au putsch du général Franco soutenu par la droite réactionnaire, les industriels, les grands propriétaires terriens et l’Église catholique) fut le fer de lance de la résistance antifasciste et qui expérimenta dans la foulée, pendant plus d’un an, une société fondée sur les principes du communisme libertaire. Continuer de lire Chanson : « Pardon si vous avez mal à l’Espagne » (juillet 1936)

Il y a 100 ans débutait la Makhnovchtchina

Il y a 100 ans (septembre 1918), dans une grande partie de l’Ukraine, débutait la Makhnovtchina, un mouvement révolutionnaire qui – parallèlement à la mise en place d’une société égalitaire et autogestionnaire – lutta à la fois contre les troupes d’occupation austro-allemandes, contre les nationalistes ukrainiens, contre les partisans de la Russie impériale (les blancs) et contre les bolchéviques au pouvoir à Moscou (les rouges). … Continuer de lire Il y a 100 ans débutait la Makhnovchtchina