Le site archéologique d’Olbia-en-Provence

Située à Hyères-les-Palmiers sur un léger promontoire en bord de mer, le site archéologique d’Olbia-en-Provence est l’unique témoin, conservé dans l’intégralité de son plan, d’un réseau de colonies-forteresses fondées en 325 avant notre ère par la cité phocéenne de Massalia (l’actuelle Marseille). Depuis quelques semaines, le site dispose d’un nouvel aménagement permettant de mieux circuler autour des vestiges, de mieux comprendre l’architecture du site et son évolution (de la période grecque à la période romaine), de mieux imaginer le mode de vie de ses habitant·es. Continuer de lire Le site archéologique d’Olbia-en-Provence

Petite vidéo du rassemblement « Pèr que viscon nòsti lengo » organisé à Toulon

Le 29 mai 2021 a eu lieu à Toulon un rassemblement dans le cadre de la mobilisation « Pour que vivent nos langues » destinée à contester la politique linguicide du ministre de l’Éducation nationale et la décision du Conseil constitutionnel de juger anticonstitutionnel l’enseignement par immersion des langues régionales. Pour la vidéo que j’ai réalisée à cette occasion, j’ai choisi de mettre en exergue l’une des chansons interprétées en provençal par les manifestant·es. Il s’agit de « L’estaca », une chanson écrite à l’origine en catalan par Lluís Llach pendant la dictature du général espagnol Francisco Franco, puis devenue un symbole universel de lutte pour la liberté. La chanson est construite à partir d’une métaphore – celle d’un pieu (estaca en catalan) auxquels les êtres humains sont attachés et qu’il s’agit de faire tomber en tirant sur une corde – et à partir du dialogue entre le narrateur et un grand-père. Plusieurs idées sont mises en avant : la nécessité de s’unir pour être plus fort, les efforts et la persévérance que requièrent toute lutte, l’importance de transmettre le flambeau aux jeunes générations. Continuer de lire Petite vidéo du rassemblement « Pèr que viscon nòsti lengo » organisé à Toulon

Mémoire sociale : de Radio Martin Bidouré (1979-1986)… à l’insurrection varoise de 1851 !

J’ai découvert récemment qu’une radio libre toulonnaise avait porté le nom de Martin Bidouré, figure emblématique de la résistance varoise au coup d’État de 1851. Ayant moi-même été animateur d’une émission de radio dans les années 1980  (cf. « La Voix sans Maître » sur Radio Campus à Villeneuve d’Ascq dans le Nord), l’histoire de Radio Martin Bidouré ne pouvait que m’intéresser ! Parallèlement, la découverte de RMB m’a permis d’apprendre des choses sur l’histoire du Var (département dans lequel je vis depuis le 7 juillet 2020) et plus précisément sur la résistance varoise au coup d’État de 1851. Continuer de lire Mémoire sociale : de Radio Martin Bidouré (1979-1986)… à l’insurrection varoise de 1851 !

Gaspard de Besse, le « Mandrin » ou « Robin-des-Bois » provençal

Gaspard Bouis, dit Gaspard de Besse, est un brigand né à Besse-sur-Issole (Var) le 9 février 1757. Il a vécu et opéré dans les massifs de la Sainte-Baume, des Maures, de l’Étoile, de l’Esterel ainsi que dans les Gorges d’Ollioules et du Destel (à deux pas de chez moi). Ne dépouillant que les nobles et riches marchands de passage, redistribuant aux populations locales les plus pauvres une partie des biens qu’il dérobait et n’ayant jamais tué ni blessé personne, il était aimé du peuple. Arrêté en septembre 1780 dans une auberge à La Valette-du-Var, il est transféré à Aix-en-Provence pour y être jugé. Son procès dure un an. Lors d’une de ses prises de parole, il déclare que « les deux fléaux de la Provence sont le mistral et le Parlement ». Condamné au supplice de la roue, il meurt devant une foule émue le 25 octobre 1781 à l’âge de 24 ans. Continuer de lire Gaspard de Besse, le « Mandrin » ou « Robin-des-Bois » provençal

Cap au sud !

Après 59 ans passés dans le département du Nord, me voici en Provence entre Marseille et Toulon, sur le tracé du GR 51, à deux pas d’un oppidum celto-ligure, à quelques encablures des îles d’or et à 32 km de l’Éden-Théâtre (plus vieille salle de cinéma en activité dans le monde) ! La Provence, une région que j’ai découverte quand j’étais minot en lisant « Les lettres de mon moulin » et dont j’ai appris au fil du temps à découvrir les multiples facettes, de Cézanne à Guédiguian en passant par Jean-Claude Izzo et la lutte des travailleurs/euses de Fralib, aujourd’hui Scop-Ti (pour ne citer que ces quelques exemples). Continuer de lire Cap au sud !

Sur la tombe d’Albert Camus

De passage dans le Vaucluse, une amie provençale m’a emmené à Lourmarin sur la tombe toute simple mais très émouvante d’Albert Camus. L’occasion de redécouvrir – via une recherche rapide sur internet – la sensibilité libertaire de cet écrivain, philosophe, dramaturge et journaliste français. Ci-après un extrait du dossier de presse diffusé lors de la parution du livre « Albert Camus et les libertaires » (éditions Égrégore, 2008). Continuer de lire Sur la tombe d’Albert Camus

À Saint-Paul-de-Vence et à Vence sur les traces de Célestin Freinet

De passage dans le département des Alpes-Maritimes, je suis allé faire un tour à Saint-Paul-de-Vence et à Vence sur les traces du pédagogue Célestin Freinet. En 1928, Célestin Freinet est nommé à l’école publique de Saint-Paul-de-Vence. C’est dans une classe de 49 élèves qu’il met au point l’essentiel des techniques qui vont le rendre célèbre nationalement et internationalement : texte libre, travail de groupe, imprimerie, … Continuer de lire À Saint-Paul-de-Vence et à Vence sur les traces de Célestin Freinet