
Suite au résultat du premier tour des élections municipales, l’extrême droite est forte dans le département du Var.
Dans les 2 plus grandes villes Toulon et La Seyne, leurs deux candidats sont arrivés en tête.
Ici, dans notre département, avec 7 députés sur 8 d’étiquettes RN, l’extrême droite est malheureusement très implantée. Elle enregistre des scores élevés dans de nombreuses communes, confirmant sa volonté de conquérir des territoires entiers.
Ce que vise le rassemblement national, c’est de peser sur le vote des maires pour l’élection des sénateurs. Avec plus de maires, ils accéderont au palais Bourbon et là, ils feront comme toutes les extrêmes droites au pouvoir dans le monde, ils essaieront de toucher à la constitution.
Là où l’extrême droite prend le pouvoir, elle ne le rend pas par les urnes.
Leurs profils ou leurs votes à l’Assemblée nationale ne laissent aucune place au doute ; ils sont bien membres d’un parti d’extrême droite. À l’instar de la candidate toulonnaise qui a fait disparaître toute référence à son parti dont elle est députée et même porte-parole nationale.
Si ces résultats du premier tour des élections municipales confirment une lourde sanction de la politique antisociale menée par les gouvernements successifs conduisant à des rejets massifs de la part de la population, il est important de répéter que le RN et les partis d’extrême-droite ne sont pas antisystème. L’extrême droite est l’alliée des ultras riches. Elle ne promet pas de changer le système, de mieux répartir les richesses, de mieux rémunérer le travail, simplement de promettre à celles et ceux qui n’ont pas grand-chose, l’assurance, que d’autres, auront moins qu’eux.
Son implantation dans plusieurs secteurs du Var n’est plus un signal d’alarme, c’est une réalité qui menace directement notre cohésion sociale et nos valeurs républicaines.
Nous martelons avec force : l’extrême droite est un danger immédiat pour le monde du travail et pour notre démocratie. Son projet xénophobe, fondé sur la « préférence nationale », est une rupture brutale avec nos principes d’égalité, de fraternité et de droit du sol. Derrière ses discours lissés, elle porte un projet violent, raciste, antisémite, sexiste et LGBTQIphobe.
Les conséquences de la banalisation de ses idées ?
Division entre les citoyens, rejet de l’autre, stigmatisation des plus précaires.
L’extrême droite est la pire ennemie des travailleuses et des travailleurs. Là où elle est élue, elle coupe dans les budgets des services publics, refuse les augmentations de salaires pour les agents, et gouverne pour les plus fortunés contre l’intérêt général.
Les collectivités locales sont en première ligne pour répondre aux besoins essentiels : logement, transports, écoles, crèches, action sociale, culture, services publics de proximité, sport. Les choix politiques faits dans les municipalités et les communautés d’agglomération ont des conséquences directes sur la vie quotidienne des citoyens.
Les slogans affichés dans de nombreuses villes du Var tiennent pour la plupart de la démagogie absolue avec des domaines cités qui ne relèvent pas uniquement de compétences qui sont du seul ressort des communes (l’entretien des routes par exemple.)
Les représentants du Rassemblement national et des partis d’extrême droite mentent en permanence et saturent l’espace public et médiatique avec des anathèmes simplistes.
Nous appelons les électeurs à prendre leurs responsabilités et à ne pas mettre dos à dos l’extrême droite dont le RN avec n’importe quelle autre force politique.
Ne nous y trompons pas : l’heure est grave !
Mais tant que tous ceux qui croient aux valeurs de solidarité et d’humanisme agiront, les digues tiendront.
Résister, c’est déjà construire.
Nous appelons les électeurs à ne pas faire élire les candidats du Rassemblement national et les candidats d’autres listes d’extrême droite. Il faut voter pour faire barrage car les abstentions et les votes nuls et blancs serviront le RN, car l’extrême droite est un danger mortel.

