Décès d’André Neyton : « La Provence perd une conscience et Toulon un peu de son âme »

Le toulonnais André Neyton (auteur, comédien, metteur en scène, militant culturel occitaniste, humaniste et progressiste) s’est éteint le 11 février 2025 à l’âge de 90 ans. Comme l’écrit le journal Aquò d’Aquí, « il avait fait du théâtre un lieu de conscientisation et d’intervention sociale, l’objet d’une récupération historique et d’une réappropriation culturelle occitane ». Un hommage public lui sera rendu mardi 18 février à 14h15 au Comedia (rue Orves, Toulon) puis à 16h au cimetière Lagoubran (av. Aristide Briand, Toulon). Continuer de lire Décès d’André Neyton : « La Provence perd une conscience et Toulon un peu de son âme »

Et la Montagne fleurira…

En 1848, les provençaux qui soutiennent le mouvement démocrate-socialiste et qui sont partisans de « la Bòna » (appellation donnée à ce qu’ils appellent aussi « la Bèla » ou « La vraie république ») adoptent le thym comme emblème. Lors des manifestations, ils chantent en provençal : « Plantem, plantem la farigola ! Republican, arraparà. Fasem, fasem la farandola ! E la Montanha florirà » (Plantons, plantons le thym ! Républicain, il prendra racine. Faisons, faisons la farandole ! Et la Montagne fleurira). Continuer de lire Et la Montagne fleurira…

« Les Mécanos » chantent en français et en occitan les luttes passées et actuelles

Les dix voix du groupe stéphanois « Les Mécanos » se mêlent aux tambours et percussions pour chanter en français et en occitan les luttes passées et actuelles. Les titres de leur premier album s’inspirent des musiques traditionnelles pour écrire une histoire populaire faite de complaintes, de révolte, de danse et d’espoir. Continuer de lire « Les Mécanos » chantent en français et en occitan les luttes passées et actuelles

« Ici »… c’est où ? À Paris ?

Depuis le 6 janvier 2025, le réseau des locales de Radio France et France 3  s’appellent officiellement « ici ». Le constat est toujours le même. La France méprise ses régions et sa diversité. Elle en oublie leurs noms et n’a jamais voulu mettre en place un véritable service public de radio et de télévision décentralisé, régionalisé. Paris contrôle toujours ses « provinces ». Il y a Paris et puis le reste, dénommé maintenant « ici », uniforme. Continuer de lire « Ici »… c’est où ? À Paris ?

M’agrada…

M’agrada de faire boqueta au soleu que se leva. M’agrada de partir d’ora dins lei còlas de mon país oliolenc. M’agrada de metre mei pas dins aqualei de l’antica pastressa. M’agrada de me solelhar sus un draiòu peirós, envirotat de flors fèras. M’agrada de caminar amé, dins la tèsta, de cançons esmautadas de roge et de negre, de rabia e d’espèr. Continuer de lire M’agrada…

Adhésion de la commune d’Ollioules à une association luttant… contre la graphie classique du provençal !

Le 16 décembre 2024, le conseil municipal d’Ollioules (Var) a décidé de faire adhérer la commune au « Collectif Prouvènço », une association régionale qui fait la promotion du provençal mais dont les positions sont contestées par de nombreux linguistes et qui, compte-tenu de ses objectifs, exclut les Ollioulais·es utilisant la graphie classique de cette langue. En effet, si promouvoir la graphie mistralienne est respectable, militer pour tenter de faire imposer son usage exclusif est une atteinte au pluralisme culturel et linguistique. Une commune n’a pas pour vocation de favoriser l’une ou l’autre des normes graphiques permettant d’écrire le provençal , toutes deux étant parfaitement légitimes ! Je m’inquiète aussi du fait que cette association milite pour la création d’un CAPES de provençal alors qu’il existe déjà un CAPES d’occitan-langue d’oc qui inclut le provençal […] Continuer de lire Adhésion de la commune d’Ollioules à une association luttant… contre la graphie classique du provençal !

« Par les rues et chemins de Signes » : un nouveau livre de Gérard Tautil

« Par les rues et chemins de Signes » prolonge le livre précédent de Gérard TAUTIL, « Toponymie de Signes ». Ce dernier était consacré aux noms de lieux de cette commune, la plus étendue du Var. Ce nouveau livre se penche avec complicité sur le vécu signois tel qu’on peut le lire au détour d’une rue ou d’un quartier. L’auteur rappelle, dans une langue simple, comment ce micro-pays s’est construit au cours d’une histoire contrastée. Le recours aux archives permet de mettre en évidence une communauté plurielle avec ses métiers traditionnels, ses inégalités et une culture façonnée autour de l’occitan de Provence comme langue véhiculaire. Les témoins en sont les fontaines et les sources, les rues qui changent de nom selon les circonstances, les quartiers imprégnés d’histoire locale. Le lecteur pourra retrouver les noms principaux de ces lieux-dits au cours d’un itinéraire cordial et participer à la signalétique en langue d’oc. Continuer de lire « Par les rues et chemins de Signes » : un nouveau livre de Gérard Tautil

On n’est plus chez nous avec tous ces racistes

J’aime le « pays » où je suis né. J’aime aussi tous ceux où j’ai vécu, travaillé, séjourné ou voyagé. On trouve des gens formidables partout sur la planète. Quant aux paysages, à la gastronomie, la poésie, la littérature, la musique et tout ce qui fait le sel de la vie, le monde fourmille de richesses et de merveilles. Concernant le « pays » où je vis actuellement, Giono disait […] Continuer de lire On n’est plus chez nous avec tous ces racistes

À Intermarché comme ailleurs : lei marrits jorns finiràn !

Le 8 novembre 2024, plus de 120 militants de la CGT ont envahi le magasin Intermarché de Solliès-Pont (Var) pour dénoncer le climat toxique qui règne dans l’entreprise (pressions, insultes, humiliations quotidiennes, etc.). L’action du syndicat m’a inspiré quelques mots en occitan provençal. Continuer de lire À Intermarché comme ailleurs : lei marrits jorns finiràn !

« Chroniques de l’extrême humanité » : un livre de F. Badaire sur les peuples autochtones

« Chroniques de l’extrême humanité » (livre de François Badaire consacré aux peuples autochtones) sortira le 7 novembre 2024 aux éditions « Les Indes Savantes ». Faut-il maintenir les derniers peuples isolés de la planète à l’écart du monde moderne ? À quoi ressemble la démocratie directe chez certains peuples indigènes ? Le concept de biorégionalisme peut-il s’appliquer à certaines luttes territoriales ? Les restes humains rapportés de nos guerres coloniales doivent-ils rester dans nos musées ? Voici quelques-unes des questions auxquelles les « Chroniques de l’extrême humanité » tentent de répondre, à partir d’exemples concrets. Continuer de lire « Chroniques de l’extrême humanité » : un livre de F. Badaire sur les peuples autochtones