Démocratie participative : exemple de la « chambrette » de Signes (Var)

Il existe à Signes (dans le département du Var) une association dénommée « Citoyens au Pays – La Chambrette » qui renoue avec la tradition des « cambradas », structures de démocratie participative apparues en Provence entre 1830 et 1848 et qui, après 1851, ont donné naissance aux « cercles » (phénomène très vivace pendant la Troisième République). Les questions sociales, culturelles, environnementales et d’aménagement du territoire sont au cœur de ses préoccupations. Indépendante de tout parti, elle intervient de diverses façons dans la vie de la commune. Continuer de lire Démocratie participative : exemple de la « chambrette » de Signes (Var)

Histoire du syndicalisme révolutionnaire dans le Var de 1904 à 1939

Apparu en France en 1895 avec la création de la CGT (fusion de la Fédération des Bourses du Travail et de la Fédération nationale des syndicats), le syndicalisme révolutionnaire est issu du courant socialiste libertaire de l’Association internationale des travailleurs (dite « Première internationale »), une organisation fondée en 1864 qui a connu un fort développement en Provence entre 1868 et 1871. Dans le Var, le syndicalisme révolutionnaire ne se développe véritablement qu’à partir de 1904. À Toulon, si le courant syndicaliste révolutionnaire présent dans le syndicat des ouvriers du Port est minoritaire en termes d’élus au conseil d’administration (environ 10 % des sièges), ses militants exercent une forte influence sur l’ensemble des syndiqués et, par conséquent, les dirigeants du courant majoritaire (contrôlé par des socialistes modérés de la SFIO) doivent en tenir compte. Continuer de lire Histoire du syndicalisme révolutionnaire dans le Var de 1904 à 1939

Projection d’un film sur la Commune de Paris le 22 mai au Pradet

Samedi 22 mai, à l’occasion du 150e anniversaire de la Commune, le groupe toulonnais de l’UCL (Union communiste libertaire) organise la projection du film « La Commune (Paris 1871) » de Peter Watkins. Cette projection aura lieu dans les serres de l’association « Rayons de Sourires », 757 avenue Ganzin au Pradet (cf. le grand portail avec l’arrosoir géant) – Entrée à prix libre Continuer de lire Projection d’un film sur la Commune de Paris le 22 mai au Pradet

« La Libertat » : un magnifique chant de lutte, véritable cri d’amour pour la liberté

« La Libertat » est une chanson révolutionnaire écrite en occitan (dans sa variante provençale maritime). Elle se range clairement dans le camp des « meurt-de-faim », de « ceux qui n’ont pas de chemise », « des sans-pain, des sans-lit, des gueux qui vont sans souliers ». D’après les historiens, elle fait référence à la « Commune de Marseille », mouvement insurrectionnel, socialiste et fédéraliste réprimé réprimé le 5 avril 1871 de manière sanglante par un général aux ordres d’Adolphe Thiers (chef du pouvoir exécutif de la République française). Les paroles sont publiées pour la première fois en 1892 dans « La Sartan » (journal marseillais entièrement rédigé en langue d’oc) sous le titre « Cançon de nèrvi ». Elles sont dédiées à l’instituteur, écrivain, historien et socialiste proudhonien Pèire Bertas. Le texte est signé J. Clozel, nom qui suite aux recherches récentes menées par l’animateur du site « Remenbrança » s’avère être le pseudonyme du poète et critique d’art Joachim Gasquet. Plusieurs dizaines d’années après, le texte publié par « La Sartan » est exhumé par le journaliste, chercheur et écrivain marseillais Claude Barsotti. En 2010, il est mis en musique par Manu Théron de la « Compagnie du Lamparo ». En 2012, la chanson, interprétée a capella, figure sur l’album « Marcha ! » du groupe marseillais de polyphonies masculines « Lo Còr de la Plana ». Depuis cette date, elle est reprise régulièrement par différents artistes professionnels ainsi que par de nombreuses chorales militantes. Continuer de lire « La Libertat » : un magnifique chant de lutte, véritable cri d’amour pour la liberté