L’écriture inclusive : « Non, le masculin ne l’emporte pas sur le féminin ! »

L’écriture inclusive est un moyen de remettre en cause la domination patriarcale qui se manifeste dans le langage. Comme l’écrit Raphaël Haddad dans son « Manuel d’écriture inclusive », c’est « un ensemble d’attentions graphiques et syntaxiques permettant d’assurer une égalité des représentations entre les femmes et les hommes ». Comme l’explique la fédération des syndicats SUD éducation : « La réflexion sur l’écriture inclusive a été amorcée par les mouvements féministes il y a une vingtaine d’années […]. Cela s’est fait par bricolage. On a commencé avec des parenthèses mais, très vite, les parenthèses (ponctuation très utilisée en français) ont posé problème aux féministes car, en général, ce que l’on met entre parenthèses dans un énoncé, c’est ce qui est le moins important. Comme il s’agissait de ne pas mettre le féminin entre parenthèses, on est passé aux traits d’union, aux barres obliques, aux points bas, aux points hauts, aux points médians. A l’heure actuelle, il n’y a pas d’unification ». Continuer de lire L’écriture inclusive : « Non, le masculin ne l’emporte pas sur le féminin ! »

Expérimentation « Agir pour l’école » : une nouvelle attaque contre la liberté pédagogique

Courant juin, sur injonction ministérielle, plusieurs centaines d’enseignant·es réparti·es sur 9 départements ont été fortement incité·es à participer à une « expérimentation pédagogique » consacrée à l’apprentissage de la lecture en GS, CP et CE1. Cette « expérimentation » consiste en l’obligation pour les enseignant·es d’utiliser des outils fournis par une association dénommée « Agir pour l’école ». Cette association est dirigée par Claude Bébéar (ancien PDG … Continuer de lire Expérimentation « Agir pour l’école » : une nouvelle attaque contre la liberté pédagogique