Lexique pour communiquer et lutter en occitan provençal dans le mouvement social

Parce qu’une langue (autochtone ou autre) ne s’use que lorsqu’on ne s’en sert pas, il est important de l’utiliser le plus possible dans la vie quotidienne, y-compris dans les luttes sociales, syndicales, écologistes, antiracistes, féministes, antifascistes, etc. D’autant plus quand on s’inscrit dans une démarche militante anti-centraliste, interculturelle, autogestionnaire, coopérative et fédéraliste ! Continuer de lire Lexique pour communiquer et lutter en occitan provençal dans le mouvement social

Hommage à Jules Mousseron (poète mineur) et à l’un de ses personnages, Cafougnette

Un article paru dans le n°5 (automne 2022) de Fragments – revue de littérature prolétarienne éditée par le Cercle culturel de littérature ouvrière, paysanne et sociale – a retenu toute mon attention et éveillé en moi quelques souvenirs d’enfance. Cet article de Fragments est consacré à Jules Mousseron (1868-1943), mineur de fond à la Compagnie des mines d’Anzin (près de Valenciennes dans le Hainaut) et poète de langue picarde particulièrement connu pour avoir créé le personnage populaire, baratineur et frondeur de Cafougnette, mineur de fond à Denain. À l’instar de Christian Lemoine (l’auteur de l’article paru dans Fragments), les histoires de Cafougnette ont bercé mes jeunes années. Par forcément sous la forme des 60 textes rimés que Jules Mousseron a écrit de 1896 à 1943, mais plutôt sous la forme de blagues racontées en français (ou en picard fortement francisé) à partir des textes de Mousseron ou, le plus souvent, inventées de toutes pièces. Dans ma prime enfance, Cafougnette est donc l’équivalent de personnages comme Toto, Marius ou Tartarin de Tarascon. Mais, selon les gens qui les racontaient, ces blagues pouvaient avoir, comme les textes de Mousseron, une autre fonction que celle de faire rire : celle de faire réfléchir ! Continuer de lire Hommage à Jules Mousseron (poète mineur) et à l’un de ses personnages, Cafougnette

Hommage à Graeme Allwright

Dimanche 16 février 2020, la protest-song à la française a perdu l’un de ses plus magnifiques auteurs-compositeurs-interprètes : Graeme Allwright ! Comme beaucoup de gens de ma génération, la première chanson de cet artiste franco-néozélandais à m’avoir profondément ému s’intitulait « Petit Garçon » et j’aime aujourd’hui encore écouter ses « clochettes tintinnabuler ». Ensuite, quand j’étais mono, il y eut « Sacrée bouteille » et « Il faut que je m’en aille ». Un peu plus tard, ce sont « Jusqu’à la ceinture », « Petites boites »,  « Qu’as-tu appris à l’école ? » et « Le jour de clarté » qui ont accompagné ma prise de conscience politique contre les guerres et le capitalisme , et mon engagement syndical dans le cadre de la lutte des classes. J’ai beaucoup hésité avant de mettre en exergue la chanson ci-dessous. Pourquoi celle-là plutôt qu’une autre ? Peut-être parce qu’en ces jours de crise sanitaire et de confinement, « il faut mes frères » – aujourd’hui plus que jamais – « préparer le jour de clarté »…. Continuer de lire Hommage à Graeme Allwright