À la mémoire de mon camarade et ami Jacques Floris

Jacques Floris (2014)Suite à une maladie incurable, mon camarade et ami Jacques Floris est décédé le 14 décembre 2015 à l’âge de 61 ans. Jeune retraité de l’imprimerie de Flers-en-Escrebieux près de Douai, entreprise dans laquelle il fut ouvrier et militant CGT pendant plusieurs décennies, Jacques a passé sa vie à combattre les injustices d’où qu’elles viennent. Depuis notre connaissance aux débuts des années 1980, nous partagions les mêmes révoltes et les mêmes idéaux de transformation sociale. Autodidacte, Jacques s’était doté d’une culture politique et d’une formation syndicale très solide qu’il aimait à partager. Il était aussi un homme d’action dont le charisme, la gouaille et l’ironie n’avaient rien à envier à celle d’un Benoît Broutchoux (personnage pour lequel il avait beaucoup d’admiration). Parmi ses cibles privilégiées : le F-Haine, le Medef, les banquiers, les politiciens et les syndicalistes réformistes. Infatigable « lutteur de classe », inflexible dans ses convictions, à la fois fraternel et exigeant avec ses collègues, il n’hésitait jamais à donner de son temps pour défendre les salarié-e-s, étudier un dossier, participer à une manif, etc. Sans lui, la situation de l’imprimerie nationale ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui car, en 2004, il s’était fortement mobilisé avec plusieurs dizaines de ses collègues pour sauver le site de Flers-en-Escrebieux alors menacé de fermeture.

Ci-dessous une petite vidéo de Jacques :
Nous sommes le 24 sept. 1994. Je suis devant ma TV et je filme quelques extraits d’une émission diffusée sur FR3 Nord Pas-de-Calais. Jacques, quant à lui, est sur le plateau de télévision. Il a été invité en tant que militant CGT pour poser 3 questions à Alain Bocquet, alors président du groupe PCF à l’Assemblée nationale. La première de ces questions fait référence à la politique néo-libérale menée dans les années 1980 sous la présidence de François Mitterrand. Elle porte sur le fait qu’à l’époque le PCF apporte systématiquement son soutien au PS lors du second tour des élections politiques. C’est cette question que j’ai choisi de mettre en ligne ici, non pas parce que je m’intéresse fondamentalement à la stratégie électorale du PCF mais parce cette question correspond bien à la position qu’avait Jacques vis-à-vis des partis politiques et aussi parce qu’elle fait écho à la situation actuelle (reniements idéologiques et dérive libérale du PS + questionnements d’une partie des acteurs du mouvement social quant aux alliances que leurs organisations doivent ou non mettre en place avec le PS).

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