Dans Le monde secret des Gaulois publié en 2024 chez Flammarion, l’archéologue et historien français Laurent Olivier explore les valeurs et l’organisation des sociétés « gauloises » sous un angle nouveau, mettant en lumière des aspects souvent méconnus de cette civilisation. L’auteur démontre que les « Gaulois » et les « Gauloises » (cf. note à la fin de cet article) possédaient des structures démocratiques avancées où la participation citoyenne était valorisée.
À plusieurs moments de leur histoire, les sociétés « gauloises » ont été caractérisées par des pratiques libertaires et égalitaires où les décisions se prenaient collectivement lors d’assemblées locales. La démocratie directe était alors au cœur de leur organisation, permettant à chaque membre de la communauté de s’exprimer et de participer activement à la vie politique.
Laurent Olivier met également en avant l’existence de contre-pouvoirs au sein des sociétés « gauloises », indiquant que des mécanismes étaient en place pour éviter l’absolutisme et garantir un équilibre dans la prise de décision.
Un autre point essentiel abordé dans le livre est la place des femmes. Contrairement à de nombreuses sociétés antiques, les femmes « gauloises » jouissaient d’un statut relativement élevé, participant à la vie économique et parfois même à la prise de décisions politiques, ce qui témoigne d’une certaine égalité des genres dans les structures communautaires.
Laurent Olivier souligne aussi que pendant longtemps les historiens et philosophes français ont eu tendance à marginaliser, voire à occulter, le caractère démocratique des sociétés « gauloises » pour privilégier la « démocratie » athénienne et l’ériger en modèle. Encore aujourd’hui, cette survalorisation de la culture grecque influence la pensée politique européenne.
Enfin, Laurent Olivier met en lumière le fait qu’à travers l’Histoire, beaucoup d’hommes politiques français de droite et d’extrême droite ont préféré se référer à la Rome antique plutôt qu’à la civilisation « gauloise ». En effet, les fondements démocratiques et décentralisées de cette civilisation ainsi que la place qu’elle accordait aux femmes leur faisaient horreur… alors que les structures centralisées, le fonctionnement autoritaire et le système patriarcal de la Rome antique étaient conforme à leur vision d’une hiérarchie sociale stricte !

