Nécessité et exemple de fonctionnement d’une caisse de grève

poignée de mainsUne caisse de grève : pourquoi ?

Nombreuses et nombreux sont les salarié.es à ne pas pouvoir s’engager dans des grèves de longue durée. Le nerf de la guerre, c’est l’argent. L’État et le patronat le savent bien. Face à cela, des dons – même modestes – peuvent contribuer au renforcement du mouvement social. La solidarité est la force essentielle du combat syndical. Une caisse de grève permet de récolter et de rassembler des fonds. Une fois mis en commun, cela permet de défrayer – au moins partiellement – les journées de salaires perdues par les grévistes, notamment celles et ceux dont les statuts sont les plus précaires et les salaires les plus bas.

Exemple de fonctionnement

Il existe plusieurs sortes de caisse de grève. Certaines sont liées à un syndicat et réservées aux adhérent·es de ce syndicat. D’autres sont administrées par un comité de grève réunissant des syndiqué·es d’horizons divers et des non-syndiqué·es. Le fonctionnement exposé ci-dessous (qui n’est qu’un exemple parmi d’autres) est celui d’une caisse de grève liée à un syndicat. Certains éléments peuvent être repris pour une caisse administrée par un comité de grève.

Une caisse de grève syndicale permet aux grévistes membres du syndicat de recevoir une compensation à la perte de salaire occasionnée par un mouvement de grève (en particulier pour les catégories de personnels les plus précaires et aux salaires les plus bas).

Cette caisse de grève est gérée par la trésorière ou le trésorier du syndicat sous contrôle de l’assemblée générale (AG). Elle fait partie intégrante du compte bancaire du syndicat (avec une ligne budgétaire spécifique) et représente 10% du budget du syndicat. Elle est donc automatiquement approvisionnée par une partie des cotisations. Néanmoins, la bonne santé financière du syndicat nécessite que la caisse de grève soit aussi alimentée par des dons, des quêtes, des concerts de soutien, etc.

Pour obtenir l’allocation solidaire de grève, il faut être membre du syndicat, avoir fait grève au moins 5 jours lors du dernier mouvement de grève, faire la demande à la trésorerie du syndicat dès réception de sa ou de ses fiches de paye faisant état des retenues sur salaire.

Pour calculer le montant de base d’une journée de grève, la trésorerie du syndicat divise le montant de la caisse de grève par le nombre de grévistes ayant demandé l’aide du syndicat, puis multiplier le résultat par le nombre de jours de grève à payer. Cependant, afin de ne pas vider la caisse de grève à l’occasion d’un seul mouvement, le montant de base d’une journée de grève est plafonné à hauteur de 40 euros.

Pour calculer le montant de l’allocation solidaire de grève d’un·e gréviste, la trésorerie du syndicat multiplie le nombre le nombre de jours du gréviste par le montant de base d’une journée de grève. Ce montant pourra être majoré de 10% si le/la gréviste a des enfants à charge et qu’il/elle en fait la demande.

> Le droit de grève (cadre juridique et conseils pratiques)
> Pourquoi et comment construire une grève générale illimitée ?

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