Boris et Natacha 

« Boris et Natacha » est une chanson française enfantine écrite en 1969 par Jean Naty-Boyer, que j’ai apprise lorsque j’étais au CM2 et qui, deux ans plus tard au collège (parallèlement à mon engouement pour le roman « Michel Strogoff » de Jules Verne), m’a donné envie de choisir le russe comme deuxième langue vivante, langue dont j’ai poursuivi l’apprentissage jusqu’au Bac.

Extrait : Dans la forêt blanche d’Ukraine / Glisse une blanche troïka / Dans le silence elle promène / Petit Boris et Natacha / Raconte-nous, petite mère / Ce qu’ils ont vu sur le chemin / Raconte-nous, petite mère / Jusqu’à demain…

Même si cette chanson n’a aucun lien avec la guerre, je la dédie quand même à tous les enfants d’Ukraine, de Russie et d’ailleurs, victimes de l’impérialisme et du colonialisme !

Version interprétée en 1979 par
Claude Bardot, Françoise Marotel et Isabelle Aulnoy :

Version karaoké (mezzo) :

> Version karaoké (soprano)
> Version karaoké (alto)
> Paroles + partition musicale + illustrations
> Version chantée par une chorale enfantine + instru + docs pédagos

6 réflexions sur “Boris et Natacha 

  1. Je l’ai apprise moi aussi. Toutes les semaines on avait une chorale avec le poste de radio. C’est une chanson 🎶 qu’on garde dans son cœur. Oui, la dédier aux petits enfants d’Ukraine, c’est beau.

    Aimé par 1 personne

  2. Tout à fait d’accord avec vous ..
    Je l’enseignais à mes élèves au temps de l’Urss, en mémoire de l’ancienne Russie de légende
    Quel fiasco aujourd’hui! La noire forêt d’Ukraine ne tuera pas le rêve que les images ont placé dans nos cœurs et ceux des enfants Ukrainiens. Mes amis, Que la Paix vienne

    J’aime

  3. Cette chanson est vraiment décevante et met en évidence, au mieux, un manque de compréhension de ce qu’est ou était l’Ukraine, ou, au pire, comment la société française a été influencée (et peut-être l’est encore) par les Russes. Boris et Natacha sont des prénoms russes, pas ukrainiens, les forêts ukrainiennes n’ont rien à voir avec les zarevnas (filles du tsar russe) ou les troïkas (une combinaison traditionnelle de harnais russe, une icône culturelle de la Russie). Quelqu’un qui écoute et apprend cette chanson peut vraiment penser de manière subconsciente que la Russie et l’Ukraine sont essentiellement le même pays, comme les Russes aiment l’appeler « nations frères ». C’est presque comme si un groupe britannique (disons les Beatles) écrivait une chanson sur de belles villes françaises à travers lesquelles Friedrich et Gerthrud passent. Ils apprécient vraiment la weissbier locale avec de la moutarde et des saucisses servies par les habitants, et ils sont tellement heureux de mettre un Tannenbaum au centre de Paris, car Noël approche…

    J’aime

    1. 🙂 🙂 🙂 boris et natacha se retrouvent dans de nombreux pays… il est loin le temps où la russie dominait.. Quant à votre comparaison…. 🙂 certes même si le russe ou l’ukrainien divergent… le comparer à allemand vs français… faut oser! … Maintenant… si l’on va plus loin… que l’on reprend l’histoire depuis les arrivées viking, les échanges commerciaux… moscou, à une certaine époque … n’était qu’un comptoir de kiev… 🙂 P.S:. ne pas confondre la rus de kiev avec la russie des tsars!

      J’aime

  4. Réponse au commentaire de Friedrich Voltaire :

    Une chanson est le produit de son époque. Ainsi, même quand elle n’aborde pas explicitement des sujets politiques ou sociétaux, il peut lui arriver de laisser transparaître une vision du monde ou une conception des rapports humains. Je pense qu’il est toujours intéressant de décrypter, comme vous le faites, les paroles d’une chanson. Mais, dans ce cas, il ne faut pas oublier de bien les contextualiser. En l’occurrence, « Boris et Natacha » a été écrite en 1969, une période où le kazatchok était très en vogue en France. Or, le kazatchok (Козачок en ukrainien) est une danse traditionnelle originaire d’Ukraine et pratiquée jadis par les Cosaques. Je pense que l’auteur de la chanson, Jean NATY-BOYER, a « surfé » sur cette mode. D’ailleurs, en matière de chansons pour enfants, l’époque était aux ballades folks (voir par exemple les chansons d’Hugues AUFRAY et leur succès au sein des colonies de vacances). Jean NATY-BOYER était lui-même animateur d’un groupe folklorique spécialisé dans les danses et musiques populaires du monde. Bref, je pense qu’il ne faut pas sur-interpréter les paroles de la chanson « Boris et Natacha ». Ses paroles évoquent une période de l’histoire durant laquelle l’Ukraine faisait partie de l’empire russe. Elles sont celles d’un français de 1969 qui ne connait pas précisément l’histoire du peuple ukrainien. Pour écrire sa chanson, Jean NATY-BOYER a puisé dans un imaginaire poétique collectif censé représenter le monde slave. Certes, il mélange les symboles. Certes, les mots qu’il utilise peuvent être perçus comme des stéréotypes (une troïka qui glisse dans le silence à travers une forêt enneigée, deux enfants qui disent ne pas aller chez la tsarine mais rentrer à leur isba, un loup, un renard et une zibeline qui les accompagnent, serrés les uns contre les autres pour ne pas avoir froid). On est quand même loin d’une ode à l’impérialisme russe !

    Concernant les prénoms des deux enfants, c’est plus complexe que ce que vous dites. Boris est un prénom d’origine proto-bulgare dérivé de « Borislav », vieux prénom composé de « bor » (combat) et de « slav » (gloire). Quant à Natacha, c’est le diminutif slave de Natalia ou Natalya (prénom venant du latin « natalis », mot relatif à la naissance).

    Concernant la lutte du peuple ukrainien pour son indépendance vis-à-vis de la Russie, je la soutiens totalement. À ce sujet, voir les articles que j’ai publiés sur mon blog : https://ericdussart.blog/?s=ukraine

    J’aime

Laisser un commentaire