LGV PACA, ne’n volèm pas !

Le collectif « Stop LGV Sud Sainte Baume », membre de la coordination régionale contre la LGV, a toujours été fermement opposé au projet de nouvelle ligne TGV entre Nice et Marseille. Dans un communiqué publié dernièrement, le collectif explique que ce projet, anciennement dénommé LGV PACA (Ligne Grande Vitesse Provence Alpes Côte d’Azur) puis renommé LNPCA (Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur), « a vu son budget prévisionnel augmenter de manière considérable et inconsidérée » (des milliards d’euros investis, vecteurs de nouveaux impôts, pour ne gagner finalement que quelques minutes de trajet par rapport à la ligne actuelle), que « le tracé retenu est toujours le même » et que « les dégâts environnementaux (destruction des paysages et des terres fertiles) et climatiques ainsi que les effets induits sur le territoires sont toujours les mêmes ». […] Continuer de lire LGV PACA, ne’n volèm pas !

Projection le 27/11 au Pradet du documentaire « Pot de thé, pot de fer » (sur la lutte des ex-salarié-es de l’usine FRALIB de Gémenos)

Samedi 27 novembre à 17h30 dans les serres de l’association « Rayons de sourires », 757 avenue Ganzin au Pradet (cf. le grand portail avec l’arrosoir géant), l’UCL-Toulon organise la projection du documentaire « Pot de thé, pot de fer » réalisé en 2011 par Claude Hirsh. Ce film raconte les débuts de la lutte menée par les salarié·es de l’usine FRALIB de Gémenos (à 10 km de Marseille et 45 km de Toulon) contre la menace de fermeture de leur entreprise pour cause de délocalisation. Extrait du synopsis officiel : « Ils parlent de leurs conditions de travail, de leur révolte contre le patron et le capitalisme, de leur lutte pour continuer à travailler ici, maintenant, collectivement, pour eux, pour leurs enfants. Ils s’interrogent. Ils résistent. Ils s’affirment ». La projection (entrée à prix libre) sera suivie d’un apéro-débat puis d’un repas partagé. Continuer de lire Projection le 27/11 au Pradet du documentaire « Pot de thé, pot de fer » (sur la lutte des ex-salarié-es de l’usine FRALIB de Gémenos)

La démission de Michèle Rubirola ou « L’hiver marseillais »

Éditorial publié le 21 décembre 2020 sur le site de « Pour une écologie populaire et sociale » (PEPS) : « […] Disons tout de suite que nous apprécions Michèle Rubirola, son parcours, le type d’écologie qu’elle représente, son caractère chaleureux et fraternel. Sa démission nous semble le produit d’un système municipal arrivé à bout de souffle, conjugué à une culture locale partidaire pourrie. Trois raisons à ce crash politique dont Michèle a été la victime… » Continuer de lire La démission de Michèle Rubirola ou « L’hiver marseillais »

« Libertat » : un magnifique chant de lutte, véritable cri d’amour pour la liberté

« Libertat » est une chanson révolutionnaire écrite en occitan (dans sa variante provençale et marseillaise). Elle se range clairement dans le camp des « meurt-de-faim », de « ceux qui n’ont pas de chemise », « des sans-pain, des sans-lit, des gueux qui vont sans souliers ». D’après les historiens, elle fait référence à la « Commune de Marseille », mouvement insurrectionnel, socialiste et fédéraliste réprimé dans le sang par un général « versaillais » le 5 avril 1871. Les paroles sont publiées pour la première fois en 1892 dans « La Sartan » (journal marseillais entièrement rédigé en langue d’oc) sous le titre « Cançon de nèrvi » (pour info, le mot nèrvi a trois sens possibles : nerf, vigueur ou voyou). Elles sont dédiées à l’instituteur, écrivain, historien et socialiste proudhonien Pèire Bertas. Le texte est signé J. Clozel, nom qui selon le site « Remenbrança » serait le pseudonyme du poète et critique d’art Joachim Gasquet. Plusieurs dizaines d’années après, le texte publié par « La Sartan » est exhumé par le journaliste, chercheur et écrivain marseillais Claude Barsotti. En 2010, il est mis en musique par Manu Théron de la « Compagnie du Lamparo ». En 2012, la chanson, interprétée a capella, figure sur l’album « Marcha ! » du groupe marseillais de polyphonies masculines « Lo Còr de la Plana ». Depuis cette date, elle est reprise régulièrement par différents artistes professionnels ainsi que par de nombreuses chorales militantes. Viva la libertat ! Viva la Comuna de Marselha ! Viva lei revolucions socialas dau monde ! Continuer de lire « Libertat » : un magnifique chant de lutte, véritable cri d’amour pour la liberté

Cap au sud !

Après 59 ans passés dans le département du Nord, me voici en Provence entre Marseille et Toulon, sur le tracé du GR 51, à deux pas d’un oppidum celto-ligure, à quelques encablures des îles d’or et à 32 km de l’Éden-Théâtre (plus vieille salle de cinéma en activité dans le monde) ! La Provence, une région que j’ai découverte quand j’étais minot en lisant « Les lettres de mon moulin » et dont j’ai appris au fil du temps à découvrir les multiples facettes, de Cézanne à Guédiguian en passant par Jean-Claude Izzo et la lutte des travailleurs/euses de Fralib, aujourd’hui Scop-Ti (pour ne citer que ces quelques exemples). Continuer de lire Cap au sud !