La Sainte Barbe : un moment fort chez les mineurs et leurs familles

Depuis plus de cent ans, le 4 décembre (jour de la Sainte Barbe) est un moment fort chez les mineurs et leurs familles. Même si la prétendue fonction protectrice d’une « sainte » relève selon moi de la superstition, la célébration de cette fête ne me dérange pas tant qu’elle ne s’oppose pas à l’esprit de lutte des salarié·es et au combat syndical. Continuer de lire La Sainte Barbe : un moment fort chez les mineurs et leurs familles

Projection le 27/11 au Pradet du documentaire « Pot de thé, pot de fer » (sur la lutte des ex-salarié-es de l’usine FRALIB de Gémenos)

Samedi 27 novembre à 17h30 dans les serres de l’association « Rayons de sourires », 757 avenue Ganzin au Pradet (cf. le grand portail avec l’arrosoir géant), l’UCL-Toulon organise la projection du documentaire « Pot de thé, pot de fer » réalisé en 2011 par Claude Hirsh. Ce film raconte les débuts de la lutte menée par les salarié·es de l’usine FRALIB de Gémenos (à 10 km de Marseille et 45 km de Toulon) contre la menace de fermeture de leur entreprise pour cause de délocalisation. Extrait du synopsis officiel : « Ils parlent de leurs conditions de travail, de leur révolte contre le patron et le capitalisme, de leur lutte pour continuer à travailler ici, maintenant, collectivement, pour eux, pour leurs enfants. Ils s’interrogent. Ils résistent. Ils s’affirment ». La projection (entrée à prix libre) sera suivie d’un apéro-débat puis d’un repas partagé. Continuer de lire Projection le 27/11 au Pradet du documentaire « Pot de thé, pot de fer » (sur la lutte des ex-salarié-es de l’usine FRALIB de Gémenos)

[Vidéo] Guerre d’Espagne : Federica Montseny, « la femme qui parle »

« La femme qui parle » est un film réalisé en mars 2021 par Laura Mañá, produit par Televisió de Catalunya (TV3, chaîne de télévision catalane) et sous-titré en français. Synopsis : « Vaut-il la peine de trahir ses propres idéaux pour ce qui vous semble être un bien plus grand ? Au milieu de la guerre civile espagnole, l’influence de l’anarcho-syndicalisme a amené Federica Montseny au gouvernement de la République. Elle l’accepte à contrecœur pour empêcher la montée du fascisme et devient la première femme ministre d’Espagne et d’Europe. Après la guerre, Montseny s’est exilée en France, où elle fait face à un procès d’extradition qui met à l’épreuve ses fortes convictions. Si elle le perd, elle retournera dans l’Espagne de Franco pour être exécutée ». Continuer de lire [Vidéo] Guerre d’Espagne : Federica Montseny, « la femme qui parle »

Gaston Beltrame (1932-1989) : instituteur, chanteur, historien, conteur, comédien, militant occitaniste, écologiste et libertaire

Dans les années 1970, en lien avec des collègues membres de l’association « Les amis de l’École émancipée », l’instituteur ollioulais Gaston Beltrame apprend le provençal, écrit des chansons qu’il interprète avec le groupe Ventadour dans de nombreuses villes de Provence et sort plusieurs disques vinyle : Beltrame, L’ome chin, Lei gents d’Occitania, 12 cançons per Gaspard de Bessa, Nos laissem pus umiliar, etc. À la même époque, il écrit des pièces de théâtre en occitan et en français (L’ome chin, Gaspard, La tortue blanca, Mort de rire, Ulisse est de retour, La cité aux mains nues, Le dernier mouton, Le coup d’État de 51, Martin Bidouret, Les filles de la Mandragore, La conque de brume, Complaintes et légendes de par ici, Mes adolescences, Complaintes pour François Villon) et participe en tant que comédien aux représentations. Féru d’histoire locale, Gaston Beltrame a écrit plusieurs ouvrages, résultats de ses recherches historiques mais aussi contes nés de son imagination : Au temps de la reine Jeanne, La cité qui naquit deux fois, Les seigneurs d’Ollioules, Chroniques et histoire d’Ollioules, Ollioules d’hier et d’aujourd’hui. En 1983, il a participé à une émission de radio consacrée au brigandage dans la région de Toulon durant le XVIIIe siècle. En 1984, pour l’association « Les amis de La Seyne ancienne et moderne », il a tenu une conférence sur Gaspard de Besse, le robin des bois provençal. En 1987, à l’Espace Comedia de Toulon, il a animé une série de soirées cabaret ayant pour titres Toulon-canaille, Toulon-Chicago, Toulon-La Pigne et Toulon-Tartane. Continuer de lire Gaston Beltrame (1932-1989) : instituteur, chanteur, historien, conteur, comédien, militant occitaniste, écologiste et libertaire

Petite vidéo du rassemblement « Pèr que viscon nòsti lengo » organisé à Toulon

Le 29 mai 2021 a eu lieu à Toulon un rassemblement dans le cadre de la mobilisation « Pour que vivent nos langues » destinée à contester la politique linguicide du ministre de l’Éducation nationale et la décision du Conseil constitutionnel de juger anticonstitutionnel l’enseignement par immersion des langues régionales. Pour la vidéo que j’ai réalisée à cette occasion, j’ai choisi de mettre en exergue l’une des chansons interprétées en provençal par les manifestant·es. Il s’agit de « L’estaca », une chanson écrite à l’origine en catalan par Lluís Llach pendant la dictature du général espagnol Francisco Franco, puis devenue un symbole universel de lutte pour la liberté. La chanson est construite à partir d’une métaphore – celle d’un pieu (estaca en catalan) auxquels les êtres humains sont attachés et qu’il s’agit de faire tomber en tirant sur une corde – et à partir du dialogue entre le narrateur et un grand-père. Plusieurs idées sont mises en avant : la nécessité de s’unir pour être plus fort, les efforts et la persévérance que requièrent toute lutte, l’importance de transmettre le flambeau aux jeunes générations. Continuer de lire Petite vidéo du rassemblement « Pèr que viscon nòsti lengo » organisé à Toulon

Tous les chemins de la lutte mènent au 4 février

De la mobilisation du 16/01 contre la loi « sécurité globale » aux mobilisations sectorielles des 21 (santé), 26 (éducation) et 28/01 (énergie) en passant par la manifestation nationale contre les licenciements du 23/01 tout les chemins mènent au 4 février, journée de grève interprofessionnelle ! Nous ne laisserons pas le gouvernement et les patrons nous écraser ! Continuer de lire Tous les chemins de la lutte mènent au 4 février

Prise de parole du Collectif d’actions et de luttes lors du rassemblement du 28/11 à Toulon pour la défense des libertés publiques

Samedi 28 novembre à Toulon, 400 personnes se sont rassemblées pour protester contre la loi dite de « sécurité globale ». Plusieurs prises de parole ont été faites sur le parvis du théâtre. Parmi ces prises de parole, voici celle du Collectif d’actions et de luttes du Var (CAL 83), groupe informel composé de citoyen·nes varois·es, de syndiqué·es et de gilets jaunes travaillant à une convergence des luttes. Continuer de lire Prise de parole du Collectif d’actions et de luttes lors du rassemblement du 28/11 à Toulon pour la défense des libertés publiques

Contre la loi dite de « sécurité globale », défendons la liberté de manifester !

Du 17 au 20 novembre, l’Assemblée nationale est appelée à examiner la proposition de loi dite de « sécurité globale », soutenue par les députés de la majorité. Si une telle loi entrait en vigueur en l’état, elle constituerait une grave atteinte au droit à l’information, au respect de la vie privée, et à la liberté de réunion pacifique, trois conditions pourtant essentielles au droit à la liberté d’expression. Entretien vidéo avec l’avocat de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) sur la dangerosité de l’article 24, lien vers une analyse d’Amnesty International, lien vers la lettre publiée par 55 organisations pour s’opposer à la proposition de loi, lien vers la page facebook de la coordination nationale « Non à la loi Sécurité globale », lien vers une tribune initiée par la Société des réalisateurs de films (SRF), soutenue par 40 organisations et collectifs et signée par plus de 800 cinéastes et professionnel·le·s du cinéma et de l’image. Continuer de lire Contre la loi dite de « sécurité globale », défendons la liberté de manifester !

« Libertat » : un magnifique chant de lutte, véritable cri d’amour pour la liberté

« Libertat » est une chanson révolutionnaire écrite en occitan (dans sa variante provençale et marseillaise). Elle se range clairement dans le camp des « meurt-de-faim », de « ceux qui n’ont pas de chemise », « des sans-pain, des sans-lit, des gueux qui vont sans souliers ». D’après les historiens, elle fait référence à la « Commune de Marseille », mouvement insurrectionnel, socialiste et fédéraliste réprimé dans le sang par un général « versaillais » le 5 avril 1871. Les paroles sont publiées pour la première fois en 1892 dans « La Sartan » (journal marseillais entièrement rédigé en langue d’oc) sous le titre « Cançon de nèrvi » (pour info, le mot nèrvi a trois sens possibles : nerf, vigueur ou voyou). Elles sont dédiées à l’instituteur, écrivain, historien et socialiste proudhonien Pèire Bertas. Le texte est signé J. Clozel, nom qui selon le site « Remenbrança » serait le pseudonyme du poète et critique d’art Joachim Gasquet. Plusieurs dizaines d’années après, le texte publié par « La Sartan » est exhumé par le journaliste, chercheur et écrivain marseillais Claude Barsotti. En 2010, il est mis en musique par Manu Théron de la « Compagnie du Lamparo ». En 2012, la chanson, interprétée a capella, figure sur l’album « Marcha ! » du groupe marseillais de polyphonies masculines « Lo Còr de la Plana ». Depuis cette date, elle est reprise régulièrement par différents artistes professionnels ainsi que par de nombreuses chorales militantes. Viva la libertat ! Viva la Comuna de Marselha ! Viva lei revolucions socialas dau monde ! Continuer de lire « Libertat » : un magnifique chant de lutte, véritable cri d’amour pour la liberté