[Vidéo] Guerre d’Espagne : Federica Montseny, « la femme qui parle »

« La femme qui parle » est un film réalisé en mars 2021 par Laura Mañá, produit par Televisió de Catalunya (TV3, chaîne de télévision catalane) et sous-titré en français. Synopsis : « Vaut-il la peine de trahir ses propres idéaux pour ce qui vous semble être un bien plus grand ? Au milieu de la guerre civile espagnole, l’influence de l’anarcho-syndicalisme a amené Federica Montseny au gouvernement de la République. Elle l’accepte à contrecœur pour empêcher la montée du fascisme et devient la première femme ministre d’Espagne et d’Europe. Après la guerre, Montseny s’est exilée en France, où elle fait face à un procès d’extradition qui met à l’épreuve ses fortes convictions. Si elle le perd, elle retournera dans l’Espagne de Franco pour être exécutée ». Continuer de lire [Vidéo] Guerre d’Espagne : Federica Montseny, « la femme qui parle »

Gaston Beltrame (1932-1989) : instituteur, chanteur, historien, conteur, comédien, militant occitaniste, écologiste et libertaire

Dans les années 1970, en lien avec des collègues membres de l’association « Les amis de l’École émancipée », l’instituteur ollioulais Gaston Beltrame apprend le provençal, écrit des chansons qu’il interprète avec le groupe Ventadour dans de nombreuses villes de Provence et sort plusieurs disques vinyle : Beltrame, L’ome chin, Lei gents d’Occitania, 12 cançons per Gaspard de Bessa, Nos laissem pus umiliar, etc. À la même époque, il écrit des pièces de théâtre en occitan et en français (L’ome chin, Gaspard, La tortue blanca, Mort de rire, Ulisse est de retour, La cité aux mains nues, Le dernier mouton, Le coup d’État de 51, Martin Bidouret, Les filles de la Mandragore, La conque de brume, Complaintes et légendes de par ici, Mes adolescences, Complaintes pour François Villon) et participe en tant que comédien aux représentations. Féru d’histoire locale, Gaston Beltrame a écrit plusieurs ouvrages, résultats de ses recherches historiques mais aussi contes nés de son imagination : Au temps de la reine Jeanne, La cité qui naquit deux fois, Les seigneurs d’Ollioules, Chroniques et histoire d’Ollioules, Ollioules d’hier et d’aujourd’hui. En 1983, il a participé à une émission de radio consacrée au brigandage dans la région de Toulon durant le XVIIIe siècle. En 1984, pour l’association « Les amis de La Seyne ancienne et moderne », il a tenu une conférence sur Gaspard de Besse, le robin des bois provençal. En 1987, à l’Espace Comedia de Toulon, il a animé une série de soirées cabaret ayant pour titres Toulon-canaille, Toulon-Chicago, Toulon-La Pigne et Toulon-Tartane. Continuer de lire Gaston Beltrame (1932-1989) : instituteur, chanteur, historien, conteur, comédien, militant occitaniste, écologiste et libertaire

Le site archéologique d’Olbia-en-Provence

Située à Hyères-les-Palmiers sur un léger promontoire en bord de mer, le site archéologique d’Olbia-en-Provence est l’unique témoin, conservé dans l’intégralité de son plan, d’un réseau de colonies-forteresses fondées en 325 avant notre ère par la cité phocéenne de Massalia (l’actuelle Marseille). Depuis quelques semaines, le site dispose d’un nouvel aménagement permettant de mieux circuler autour des vestiges, de mieux comprendre l’architecture du site et son évolution (de la période grecque à la période romaine), de mieux imaginer le mode de vie de ses habitant·es. Continuer de lire Le site archéologique d’Olbia-en-Provence

Le 12 juin à la Seyne-sur-Mer à l’occasion du 150e anniversaire de la Commune de Paris

À l’occasion du 150e anniversaire de la Commune de Paris (18 mars – 28 mai 1871), la Libre pensée, le Nouveau parti anticapitaliste et l’Union communiste libertaire du Var appellent à un rassemblement le samedi 12 juin à 14h, place de la Commune de Paris à LA SEYNE-SUR-MER (à l’angle du 36 avenue de la Commune de Paris et du 75 rue Gustave Courbet). Extrait du communiqué des organisateurs/trices : « Il ne s’agit pas simplement pour nous de commémorer la première tentative de révolution prolétarienne de l’histoire écrasée dans le sang, mais bien de souligner ce qui fait aujourd’hui l’actualité de la Commune ». Continuer de lire Le 12 juin à la Seyne-sur-Mer à l’occasion du 150e anniversaire de la Commune de Paris

Napoléon Ier : dictateur, esclavagiste, belliciste, colonialiste et sexiste

À l’occasion du bicentenaire de la mort de Napoléon Bonaparte (survenue le 5 mai 1821), le président Emmanuel Macron a écrit dans un tweet : « L’héritage de Napoléon à notre nation est éternel. Nous l’assumons ». La commémoration officielle n’a pas fait l’objet d’un traitement scientifique mais d’une mobilisation nationale ayant pour fonction idéologique la valorisation du personnage et de son action. Dans l’Éducation nationale, malgré quelques précautions oratoires du Ministère (« erreurs », « fautes », « zones d’ombre »…), les fiches destinées à guider les enseignant·es dans la construction de leurs cours ont consacré une partie importante de leur effort à euphémiser le bilan négatif de Napoléon. Une fois de plus, les pseudos démocrates qui nous gouvernent ont montré leur vrai visage ! Continuer de lire Napoléon Ier : dictateur, esclavagiste, belliciste, colonialiste et sexiste

Projection d’un film sur la Commune de Paris le 22 mai au Pradet

Samedi 22 mai, à l’occasion du 150e anniversaire de la Commune, le groupe toulonnais de l’UCL (Union communiste libertaire) organise la projection du film « La Commune (Paris 1871) » de Peter Watkins. Cette projection aura lieu dans les serres de l’association « Rayons de Sourires », 757 avenue Ganzin au Pradet (cf. le grand portail avec l’arrosoir géant) – Entrée à prix libre Continuer de lire Projection d’un film sur la Commune de Paris le 22 mai au Pradet

Le Génie de la navigation

La statue « Le Génie de la navigation » a été érigée en 1847 à Toulon sur le carré du port. Cette sculpture de bronze réalisée par l’artiste toulonnais Louis-Joseph Daumas est une allégorie de l’exploration maritime. Elle a la particularité d’avoir les fesses dénudées, de faire face à la mer et donc de montrer son postérieur à la ville… ce qui lui vaut le surnom de « Cul-vers-ville », jeu de mot inventé par les toulonnais·es pour se moquer de Jules de Cuverville, commandant en chef – de 1895 à 1897 – de l’escadre de la Méditerranée basée à Toulon. Continuer de lire Le Génie de la navigation

Publication de l’Union syndicale Solidaires pour les 150 ans de la Commune de Paris

Le n° 16 des cahiers de réflexion « Les utopiques » (publiés aux éditions Syllepse par l’Union syndicale Solidaires) est intitulé « La Commune de Paris / mémoires, horizons ». Il est accompagné d’un CD ayant pour thème « la chanson communarde et ses résonances aujourd’hui ». Continuer de lire Publication de l’Union syndicale Solidaires pour les 150 ans de la Commune de Paris

Mémoire sociale : de Radio Martin Bidouré (1979-1986)… à l’insurrection varoise de 1851 !

J’ai découvert récemment qu’une radio libre toulonnaise avait porté le nom de Martin Bidouré, figure emblématique de la résistance varoise au coup d’État de 1851. Ayant moi-même été animateur d’une émission de radio dans les années 1980-1990  (cf. « La voix sans maître » à Lille), l’histoire de Radio Martin Bidouré ne pouvait que m’intéresser ! Parallèlement, la découverte de RMB m’a permis d’apprendre des choses sur l’histoire du Var (département dans lequel je vis depuis le 7 juillet 2020) et plus précisément sur la résistance varoise au coup d’État de 1851. Continuer de lire Mémoire sociale : de Radio Martin Bidouré (1979-1986)… à l’insurrection varoise de 1851 !

Les origines de la Chandeleur

Jadis, beaucoup de fêtes étaient liées au cycle des saisons. Avec sa forme (ronde) et sa couleur (dorée), la crêpe confectionnée par les paysan·nes au début du mois de février symbolisait le disque solaire, source de lumière. En plein cœur de l’hiver, mais également à un moment où les jours s’allongent de plus en plus vite et où débutent les premières semailles de l’année, cette crêpe (cuisinée avec la farine excédentaire de l’année passée) représentait donc l’espoir en un retour rapide du soleil, gage de fertilité des terres agricoles. On peut faire remonter cette tradition à l’Antiquité. En effet, à cette époque, […] Continuer de lire Les origines de la Chandeleur

Gaspard de Besse, le « Mandrin » ou « Robin-des-Bois » provençal

Gaspard Bouis, dit Gaspard de Besse, est un brigand né à Besse-sur-Issole (Var) le 9 février 1757. Il a vécu et opéré dans les massifs de la Sainte-Baume, des Maures, de l’Étoile, de l’Esterel ainsi que dans les Gorges d’Ollioules et du Destel (à deux pas de chez moi). Ne dépouillant que les nobles et riches marchands de passage, redistribuant aux populations locales les plus pauvres une partie des biens qu’il dérobait et n’ayant jamais tué ni blessé personne, il était aimé du peuple. Arrêté en septembre 1780 dans une auberge à La Valette-du-Var, il est transféré à Aix-en-Provence pour y être jugé. Son procès dure un an. Lors d’une de ses prises de parole, il déclare que « les deux fléaux de la Provence sont le mistral et le Parlement ». Condamné au supplice de la roue, il meurt devant une foule émue le 25 octobre 1781 à l’âge de 24 ans. Continuer de lire Gaspard de Besse, le « Mandrin » ou « Robin-des-Bois » provençal

Mémoire sociale : l’ancienne bourse du travail, rue Pelloutier à Toulon

En flânant dans les ruelles du vieux Toulon, on tombe inévitablement sur le bâtiment qui a hébergé l’ancienne Bourse du travail. Un panneau évoque la rénovation de l’édifice. Un peu plus loin, une plaque rappelant sa fonction d’origine est fixée au mur : « Ce bâtiment fut la Bourse du Travail de Toulon de 1930 à 1997. Ce lieu chargé d’histoire sociale fut le théâtre des luttes syndicales et a vu se succéder réunions, colloques, congrès et vie administrative des syndicats varois. Il a aussi abrité, lors de la guerre civile d’Espagne, le bureau de recrutement des brigades internationales de 1936 et l’organisation dès 1942 de la résistance dans le Var ». Continuer de lire Mémoire sociale : l’ancienne bourse du travail, rue Pelloutier à Toulon

« La Libertat » : un magnifique chant de lutte, véritable cri d’amour pour la liberté

« La Libertat » est une chanson révolutionnaire écrite en occitan (dans sa variante provençale maritime). Elle se range clairement dans le camp des « meurt-de-faim », de « ceux qui n’ont pas de chemise », « des sans-pain, des sans-lit, des gueux qui vont sans souliers ». D’après les historiens, elle fait référence à la « Commune de Marseille », mouvement insurrectionnel, socialiste et fédéraliste réprimé réprimé le 5 avril 1871 de manière sanglante par un général aux ordres d’Adolphe Thiers (chef du pouvoir exécutif de la République française). Les paroles sont publiées pour la première fois en 1892 dans « La Sartan » (journal marseillais entièrement rédigé en langue d’oc) sous le titre « Cançon de nèrvi ». Elles sont dédiées à l’instituteur, écrivain, historien et socialiste proudhonien Pèire Bertas. Le texte est signé J. Clozel, nom qui suite aux recherches récentes menées par l’animateur du site « Remenbrança » s’avère être le pseudonyme du poète et critique d’art Joachim Gasquet. Plusieurs dizaines d’années après, le texte publié par « La Sartan » est exhumé par le journaliste, chercheur et écrivain marseillais Claude Barsotti. En 2010, il est mis en musique par Manu Théron de la « Compagnie du Lamparo ». En 2012, la chanson, interprétée a capella, figure sur l’album « Marcha ! » du groupe marseillais de polyphonies masculines « Lo Còr de la Plana ». Depuis cette date, elle est reprise régulièrement par différents artistes professionnels ainsi que par de nombreuses chorales militantes. Continuer de lire « La Libertat » : un magnifique chant de lutte, véritable cri d’amour pour la liberté