À Châteauvallon, sur tes épaules…

Rapide historique de Châteauvallon, lieu culturel qui en 1996 se heurta à la censure de l’ex maire FN de Toulon (il n’est jamais inutile de le rappeler !) suivie d’une présentation du spectacle de danse contemporaine « SUR TES ÉPAULES » qui aura lieu le 19 novembre à Châteauvallon et qui dénonce l’assignation des femmes à une place secondaire. Continuer de lire À Châteauvallon, sur tes épaules…

Le 24 sept. à Toulon, l’Institut d’Histoire Sociale de la CGT 83 fête son 10e anniversaire

Samedi 24 septembre à Toulon, l’Institut d’Histoire Sociale (IHS) de la CGT du Var fête son dixième anniversaire. Cet évènement débutera à 9h du matin par une conférence-débat présentée par le président de l’IHS national et consacrée à l’importance de la mémoire ouvrière. La conférence-débat sera suivie d’une expo sur les dix ans d’activité de l’IHS vus par son journal « Luttes et Mémoire du Var ». Ensuite, un apéritif sera proposé aux personnes présentes. Enfin, un repas fraternel […] Continuer de lire Le 24 sept. à Toulon, l’Institut d’Histoire Sociale de la CGT 83 fête son 10e anniversaire

Moussu T e lei Jovents : un groupe oscillant entre légèreté, poésie et engagement social

« Moussu T e lei Jovents » est un groupe basé à La Ciotat. Il est composé de Tatou (chanteur du groupe Massilia Sound System), Blù (guitariste du groupe Massilia Sound System et Oai Star), Jamilson (percussionniste brésilien), Stef K (percussions) et Denis (batterie). Son style musical va du blues à la musique brésilienne en passant par les opérettes de Vincent Scotto. Quant aux textes, ils oscillent entre légèreté, poésie et engagement social. Continuer de lire Moussu T e lei Jovents : un groupe oscillant entre légèreté, poésie et engagement social

Quand le vent du large chante l’égalité

En 2012 à La Seyne-sur-Mer, le groupe Largada (vent du large) a sorti un disque intitulé « De saga e de susor » (de légende et de sueur). Ce CD de chants occitans (créations et collectages) a pour thème le rapport au travail. Comme l’écrit la revue Aquò d’Aquí, le thème central du disque est « souvent traité au passé » ; quoi de plus logique pour une cité qui souffre de la fermeture de ses chantiers navals et dont les vignes ont été remplacés par des villas ! Parmi les chants présents sur le CD, il y en a un que je connais depuis quelques années et dont j’apprécie les paroles et la mélodie. Il s’agit de « Egalitat », un texte écrit et mis en musique par G. Beltrame à la fin des années 1970. Continuer de lire Quand le vent du large chante l’égalité

La Sainte Barbe : un moment fort chez les mineurs et leurs familles

Depuis plus de cent ans, le 4 décembre (jour de la Sainte Barbe) est un moment fort chez les mineurs et leurs familles. Même si la prétendue fonction protectrice d’une « sainte » relève selon moi de la superstition, la célébration de cette fête ne me dérange pas tant qu’elle ne s’oppose pas à l’esprit de lutte des salarié·es et au combat syndical. Continuer de lire La Sainte Barbe : un moment fort chez les mineurs et leurs familles

Projection le 27/11 au Pradet du documentaire « Pot de thé, pot de fer » (sur la lutte des ex-salarié-es de l’usine FRALIB de Gémenos)

Samedi 27 novembre à 17h30 dans les serres de l’association « Rayons de sourires », 757 avenue Ganzin au Pradet (cf. le grand portail avec l’arrosoir géant), l’UCL-Toulon organise la projection du documentaire « Pot de thé, pot de fer » réalisé en 2011 par Claude Hirsh. Ce film raconte les débuts de la lutte menée par les salarié·es de l’usine FRALIB de Gémenos (à 10 km de Marseille et 45 km de Toulon) contre la menace de fermeture de leur entreprise pour cause de délocalisation. Extrait du synopsis officiel : « Ils parlent de leurs conditions de travail, de leur révolte contre le patron et le capitalisme, de leur lutte pour continuer à travailler ici, maintenant, collectivement, pour eux, pour leurs enfants. Ils s’interrogent. Ils résistent. Ils s’affirment ». La projection (entrée à prix libre) sera suivie d’un apéro-débat puis d’un repas partagé. Continuer de lire Projection le 27/11 au Pradet du documentaire « Pot de thé, pot de fer » (sur la lutte des ex-salarié-es de l’usine FRALIB de Gémenos)

« Grève générale ! » : retour sur l’ancienne image d’entête de ce site

En juin 2017, lorsque j’ai créé mon site, c’est sans hésitation que j’ai choisi le dessin ci-dessus comme image d’entête. C’était une référence aux grèves générales (c’est à dire nationales, interprofessionnelles et intercatégorielles) auxquelles j’ai participé de 1982 à 2020 en tant que salarié syndiqué à la CNT puis à SUD. Plus précisément, c’était une référence aux valeurs que ces grèves véhiculaient (unité d’action à la base, combativité, anticapitalisme, démocratie directe via des AG de grévistes, solidarité interprofessionnelle et intergénérationnelle). Je pense notamment aux mouvements reconductibles de […] Continuer de lire « Grève générale ! » : retour sur l’ancienne image d’entête de ce site

Gaston Beltrame (1932-1989) : instituteur, chanteur, historien, conteur, comédien, militant occitaniste, écologiste et libertaire

Dans les années 1970, en lien avec des collègues membres de l’association « Les amis de l’École émancipée », l’instituteur ollioulais Gaston Beltrame apprend le provençal, écrit des chansons qu’il interprète avec le groupe Ventadour dans de nombreuses villes de Provence et sort plusieurs disques vinyle : Beltrame, L’ome chin, Lei gents d’Occitania, 12 cançons per Gaspard de Bessa, Nos laissem pus umiliar, etc. À la même époque, il écrit des pièces de théâtre en occitan et en français (L’ome chin, Gaspard, La tortue blanca, Mort de rire, Ulisse est de retour, La cité aux mains nues, Le dernier mouton, Le coup d’État de 51, Martin Bidouret, Les filles de la Mandragore, La conque de brume, Complaintes et légendes de par ici, Mes adolescences, Complaintes pour François Villon) et participe en tant que comédien aux représentations. Féru d’histoire locale, Gaston Beltrame a écrit plusieurs ouvrages, résultats de ses recherches historiques mais aussi contes nés de son imagination : Au temps de la reine Jeanne, La cité qui naquit deux fois, Les seigneurs d’Ollioules, Chroniques et histoire d’Ollioules, Ollioules d’hier et d’aujourd’hui. En 1983, il a participé à une émission de radio consacrée au brigandage dans la région de Toulon durant le XVIIIe siècle. En 1984, pour l’association « Les amis de La Seyne ancienne et moderne », il a tenu une conférence sur Gaspard de Besse, le robin des bois provençal. En 1987, à l’Espace Comedia de Toulon, il a animé une série de soirées cabaret ayant pour titres Toulon-canaille, Toulon-Chicago, Toulon-La Pigne et Toulon-Tartane. Continuer de lire Gaston Beltrame (1932-1989) : instituteur, chanteur, historien, conteur, comédien, militant occitaniste, écologiste et libertaire

Le 12 juin à la Seyne-sur-Mer à l’occasion du 150e anniversaire de la Commune de Paris

À l’occasion du 150e anniversaire de la Commune de Paris (18 mars – 28 mai 1871), la Libre pensée, le Nouveau parti anticapitaliste et l’Union communiste libertaire du Var appellent à un rassemblement le samedi 12 juin à 14h, place de la Commune de Paris à LA SEYNE-SUR-MER (à l’angle du 36 avenue de la Commune de Paris et du 75 rue Gustave Courbet). Extrait du communiqué des organisateurs/trices : « Il ne s’agit pas simplement pour nous de commémorer la première tentative de révolution prolétarienne de l’histoire écrasée dans le sang, mais bien de souligner ce qui fait aujourd’hui l’actualité de la Commune ». Continuer de lire Le 12 juin à la Seyne-sur-Mer à l’occasion du 150e anniversaire de la Commune de Paris

Projection d’un film sur la Commune de Paris le 22 mai au Pradet

Samedi 22 mai, à l’occasion du 150e anniversaire de la Commune, le groupe toulonnais de l’UCL (Union communiste libertaire) organise la projection du film « La Commune (Paris 1871) » de Peter Watkins. Cette projection aura lieu dans les serres de l’association « Rayons de Sourires », 757 avenue Ganzin au Pradet (cf. le grand portail avec l’arrosoir géant) – Entrée à prix libre Continuer de lire Projection d’un film sur la Commune de Paris le 22 mai au Pradet

Publication de l’Union syndicale Solidaires pour les 150 ans de la Commune de Paris

Le n° 16 des cahiers de réflexion « Les utopiques » (publiés aux éditions Syllepse par l’Union syndicale Solidaires) est intitulé « La Commune de Paris / mémoires, horizons ». Il est accompagné d’un CD ayant pour thème « la chanson communarde et ses résonances aujourd’hui ». Continuer de lire Publication de l’Union syndicale Solidaires pour les 150 ans de la Commune de Paris

Mémoire sociale : de Radio Martin Bidouré (1979-1986)… à l’insurrection varoise de 1851 !

J’ai découvert récemment qu’une radio libre toulonnaise avait porté le nom de Martin Bidouré, figure emblématique de la résistance varoise au coup d’État de 1851. Ayant moi-même été animateur d’une émission de radio dans les années 1980-1990  (cf. « La voix sans maître » à Lille), l’histoire de Radio Martin Bidouré ne pouvait que m’intéresser ! Parallèlement, la découverte de RMB m’a permis d’apprendre des choses sur l’histoire du Var (département dans lequel je vis depuis le 7 juillet 2020) et plus précisément sur la résistance varoise au coup d’État de 1851. Continuer de lire Mémoire sociale : de Radio Martin Bidouré (1979-1986)… à l’insurrection varoise de 1851 !

Gaspard de Besse, le « Mandrin » ou « Robin-des-Bois » provençal

Gaspard Bouis, dit Gaspard de Besse, est un brigand né à Besse-sur-Issole (Var) le 9 février 1757. Il a vécu et opéré dans les massifs de la Sainte-Baume, des Maures, de l’Étoile, de l’Esterel ainsi que dans les Gorges d’Ollioules et du Destel (à deux pas de chez moi). Ne dépouillant que les nobles et riches marchands de passage, redistribuant aux populations locales les plus pauvres une partie des biens qu’il dérobait et n’ayant jamais tué ni blessé personne, il était aimé du peuple. Arrêté en septembre 1780 dans une auberge à La Valette-du-Var, il est transféré à Aix-en-Provence pour y être jugé. Son procès dure un an. Lors d’une de ses prises de parole, il déclare que « les deux fléaux de la Provence sont le mistral et le Parlement ». Condamné au supplice de la roue, il meurt devant une foule émue le 25 octobre 1781 à l’âge de 24 ans. Continuer de lire Gaspard de Besse, le « Mandrin » ou « Robin-des-Bois » provençal

Mémoire sociale : l’ancienne bourse du travail, rue Pelloutier à Toulon

En flânant dans les ruelles du vieux Toulon, on tombe inévitablement sur le bâtiment qui a hébergé l’ancienne Bourse du travail. Un panneau évoque la rénovation de l’édifice. Un peu plus loin, une plaque rappelant sa fonction d’origine est fixée au mur : « Ce bâtiment fut la Bourse du Travail de Toulon de 1930 à 1997. Ce lieu chargé d’histoire sociale fut le théâtre des luttes syndicales et a vu se succéder réunions, colloques, congrès et vie administrative des syndicats varois. Il a aussi abrité, lors de la guerre civile d’Espagne, le bureau de recrutement des brigades internationales de 1936 et l’organisation dès 1942 de la résistance dans le Var ». Continuer de lire Mémoire sociale : l’ancienne bourse du travail, rue Pelloutier à Toulon

Mémoire sociale : « Ch’Brrr… » (1998 – 2012), un bulletin pour le réchauffement des luttes sociales dans le Nord Pas-de-Calais

En septembre 1998, dans un n° 0 gratuit de quatre pages, la CNT 59/62 annonçait le lancement d’un journal d’info, de réflexion et de combat syndical surnommé « Le B.R. (Ch’Brrr…), bulletin régional pour un réchauffement des luttes sociales ! ». De janvier 1999 à décembre 2003, ce magazine est publié tous les trimestres (soit seize numéros en cinq ans). Les années suivantes, la parution devient irrégulière : un numéro en 2004, un en 2005, deux en 2006, un en 2007, deux en 2008, un en 2009, un en 2010, aucun en 2011 et un (le dernier) en 2012. Avec une pagination moyenne de 24 pages, les trente numéros de « Ch’Brrr… » sont un reflet intéressant des activités et réflexions menées par la CNT Nord Pas-de-Calais durant la période concernée. Au menu : comptes rendus de luttes (syndicales, écologiques, antifascistes, féministes, antiracistes…), droits des salarié·es et des travailleurs·ses privé·es d’emploi, présentation de conférences et de projections débats, appels à la mobilisation, fiches de lecture, mémoire sociale, pédagogies émancipatrices, cultures alternatives, billets d’humeur, antimilitarisme, internationalisme, droit au logement, portraits de militant·es (et de patrons !), etc. Personnellement, j’ai participé activement à la rédaction, au maquettage, à l’impression, à l’expédition et à l’administration de ce bulletin… et j’en garde un excellent souvenir (même si en 1987 j’ai quitté la CNT pour rejoindre SUD éducation et l’Union syndicale Solidaires) ! Continuer de lire Mémoire sociale : « Ch’Brrr… » (1998 – 2012), un bulletin pour le réchauffement des luttes sociales dans le Nord Pas-de-Calais

Parution du n° 1 de « Fragments », revue de littérature prolétarienne

À l’occasion de la parution de son premier numéro, la revue Fragments – réalisée par le Cercle culturel de littérature ouvrière, paysanne et sociale – rend hommage à Michel Ragon (1924-2020), écrivain, critique d’art, libertaire, historien de l’architecture et de la littérature prolétarienne. Continuer de lire Parution du n° 1 de « Fragments », revue de littérature prolétarienne

« La Libertat » : un magnifique chant de lutte, véritable cri d’amour pour la liberté

« La Libertat » est une chanson révolutionnaire écrite en occitan (dans sa variante provençale maritime). Elle se range clairement dans le camp des « meurt-de-faim », de « ceux qui n’ont pas de chemise », « des sans-pain, des sans-lit, des gueux qui vont sans souliers ». D’après les historiens, elle fait référence à la « Commune de Marseille », mouvement insurrectionnel, socialiste et fédéraliste réprimé réprimé le 5 avril 1871 de manière sanglante par un général aux ordres d’Adolphe Thiers (chef du pouvoir exécutif de la République française). Les paroles sont publiées pour la première fois en 1892 dans « La Sartan » (journal marseillais entièrement rédigé en langue d’oc) sous le titre « Cançon de nèrvi ». Elles sont dédiées à l’instituteur, écrivain, historien et socialiste proudhonien Pèire Bertas. Le texte est signé J. Clozel, nom qui suite aux recherches récentes menées par l’animateur du site « Remenbrança » s’avère être le pseudonyme du poète et critique d’art Joachim Gasquet. Plusieurs dizaines d’années après, le texte publié par « La Sartan » est exhumé par le journaliste, chercheur et écrivain marseillais Claude Barsotti. En 2010, il est mis en musique par Manu Théron de la « Compagnie du Lamparo ». En 2012, la chanson, interprétée a capella, figure sur l’album « Marcha ! » du groupe marseillais de polyphonies masculines « Lo Còr de la Plana ». Depuis cette date, elle est reprise régulièrement par différents artistes professionnels ainsi que par de nombreuses chorales militantes. Continuer de lire « La Libertat » : un magnifique chant de lutte, véritable cri d’amour pour la liberté

Martha Desrumaux : de Comines à Évenos au service de la classe ouvrière

Le 7 juillet 2020, à l’occasion de mon départ à la retraite, j’ai déménagé de Hem (département du Nord) à Ollioules (département du Var). Quelques jours après, Alain – l’un de mes nouveaux et sympathiques voisins, par ailleurs membre de l’Institut d’histoire sociale (IHS) de la CGT 83 – m’a appris que j’habitais désormais à 5 km d‘Évenos, le village dans lequel la militante nordiste Martha Desrumaux a vécu les 10 dernières années de sa vie. Même si je ne partage pas l’engagement partidaire de cette figure du mouvement ouvrier (car, en tant que syndicaliste révolutionnaire et communiste libertaire, j’ai toujours été très critique vis-à-vis du PCF), j’admire les combats syndicaux, féministes et antifascistes qui ont été les siens. D’où cette publication ! Continuer de lire Martha Desrumaux : de Comines à Évenos au service de la classe ouvrière

Cap au sud !

Après 59 ans passés dans le département du Nord, me voici en Provence entre Marseille et Toulon, sur le tracé du GR 51, à deux pas d’un oppidum celto-ligure, à quelques encablures des îles d’or et à 32 km de l’Éden-Théâtre (plus vieille salle de cinéma en activité dans le monde) ! La Provence, une région que j’ai découverte quand j’étais minot en lisant « Les lettres de mon moulin » et dont j’ai appris au fil du temps à découvrir les multiples facettes, de Cézanne à Guédiguian en passant par Jean-Claude Izzo et la lutte des travailleurs/euses de Fralib, aujourd’hui Scop-Ti (pour ne citer que ces quelques exemples). Continuer de lire Cap au sud !